‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 265 sur 344 · Hippel, Arch. f. Opht., XX. I, p · texte numérisé non relu

Hippel, Arch. f. Opht., XX. I, p

10. IIaw.an, Amer. Journ. of tlie Med. Sciences, p. 40, 1870.

EXOPHTALMIE PULSATILE. 395

lors d'accélération de la circulation générale. La compression de la carotide au cou diminue ou même fait disparaître les battements, le souffle, et en partie l'exorbitis.

A l'ophtalmoscope, on constate ordinairement une stase papillaire avec dilatation prononcée des veines et rétrécissement filiforme des artères; le pouls veineux et les apoplexies rétiniennes sont exceptionnels. D'autres fois, il existe une simple hyperhémie de la papille, ou encore on se trouve en présence d'une atrophie blanche rapidement croissante.

Les milieux restent en général transparents; seuls Slorton et Œttingen signalent le trouble du vitré. La réfraction n'est pas modifiée, ou bien il se produit de l'hypermétropie par refoulement du fond de l'oeil, presque jamais de la myopie acquise. Même s'il y a stase, l'acuité visuelle est bonne dans près de la moitié des cas et ne décline que plus tard. Par exception, il apparaît une amblyopie ou une amaurose précoce, avec ou sans signes d'atrophie. Cela s'observe surtout dans l'exophtalmie par fracture de la base, avec propagation jusqu'au canal optique. Après la disparition de l'exophtalmie, la vision reste perdue, ou s'améliore parfois au point de se rétablir entièrement.

La mobilité du globe est compromise, soit par l'obstacle qu'apporte le gonflement du tissu orbitaire et des paupières, soit par des paralysies nerveuses concomitantes, intéressant la troisième, la quatrième et la sixième paires crâniennes, comme dans les observations de Nieden et de Kipp. Le facial et le nerf masticateur sont rarement atteints.

En fait d'anesthésies, nous signalerons celles de la branche ophtalmique de Willis et de l'acoustique. La surdité siège ordinairement du côté de l'exophtalmie, ou du côté opposé, parfois même elle est bilatérale. Des douleurs locales et irradiées au front et aux tempes sont fréquentes, surtout au début; elles peuvent se dissiper, mais pour réapparaître.

Ce qui tourmente le plus les malades, ce sont le bruit de locomotive et les bourdonnements ressentis dans la tête d'une façon constante, aussi bien de jour que de nuit. La compression de la carotide au cou et la trépidation des voitures les font momentanément cesser, à la grande satisfaction du patient.

Le moral ne tarde pas à s'affecter, mais il est rare de noter des bouffées de chaleur, de l'affaiblissement de la mémoire ou de l'agitation. Dans le seul cas de Julliard', il y avait élévation de la température.

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