Frier, Obs. on Aneurismus, p
EXOPHTALMIE PULSATILE. 397
L'exophtalmic idiopathique est plus commune chez la femme, où elle atteint la proportion de 80 pour 100 environ. Cela est d'autant plus étonnant que les hommes sont davantage exposés aux anévrysmes et aux endarlérites en général. Par contre, la variété traumatique domine dans le sexe masculin. Sur 07 cas, on ne compte que 13 femmes. Dans les deux formes, l'âge est habituellement compris entre vingt et cinquante ans. Trois fois seulement on a signalé l'exophtalmic traumatique chez un garçon et chez deux filles, de cinq à quinze ans.
Les lésions rencontrées à l'examen anatomique ont varié, suivant le genre d' exophtalmie. Dans les observations de Gulhrie, Caron de Villards et Nunneley, il existait un anévrysme pur de l'artère ophtalmique; dans celles de Baron et de Gendrin, la carotide était rompue près du sinus caverneux. Sur les quatre autopsies connues d'exorbitis traumatique, dont deux de Nélaton, une de Hirschfeld et une dernière de Leber, il y avait une lésion très nette de la carotide interne dans le sinus. Par contre, dans celles de Bowman, de Wecker, Œttingen, Morton et Aubry, on n'a trouvé aucune lésion. Disons enfin que dans deux cas, l'un de Lenoir, l'autre de Nunneley, on a pris des tumeurs malignes vasculaires pour des anévrysmes.
Le diagnostic différentiel entre l'anévrysme artério-veineux du sinus, qui est la condition habituelle de l'exophtalmie, et les états pouvant le simuler, n'est pas toujours facile.
L'anévrysme de l'artère ophtalmique par fracture du canal optique est possible, mais n'a pas été nettement établi jusqu'ici. 11 en est de même de l'anévrysme artério-veineux orbitaire. Seuls les cas deHjort1, Holmes2 et Landsdawn3 pourraient s'y rapporter, bien qu'il soit probable que la lésion avait pour siège la terminaison de la carotide.
Sous le nom (ïanévrysme par anastomose on a décrit bien des faits disparates. Si l'on entend par là des anévrysmes cirsoïdes, on doit reconnaître qu'aucune autopsie n'est venue démontrer leur existence; seule l'évolution plus lente de l'exophtalmie, comme dans l'observation de Morton, pourrait plaider en laveur d'un pareil diagnostic.
La même lenteur de la marche caractérise les angiomes orbitaires auxquels paraissent se rattacher les faits de Frothingham\Bo\vmann5, Lawson6, Taylor7, Abernethy et Velpeau8. En pareille occurrence on tiendra compte d'angiomes crânio-faciaux remontant à l'enfance et