Taylor, Med. Times, p
8. Aeehnetiiy et Velpeau, Dictionnaire en 50 vol., t. XXII, p. 510. 1841.
39S EXOPHTALMIE.
s'étant accrus avant l'apparition de l 'exophtalmie, des battements et du souffle. L'asymétrie de la face (Morton) et la coexistence d'un molluscum à la région sourcilière (Sattler) méritent également d'être notés. Lorsque l'angiome succède à un traumatisme, la difficulté augmente, et l'on doit alors tirer parti du siège de la tumeur, située ailleurs qu'à l'angle supéro-interne de l'orbite.
La dilatation variqueuse de la veine ophtalmique provoque bien de l'exophtalmie, mais le fait que cette dernière se produit ou disparaît alternativement, suivant l'attitude penchée ou droite de la tête; qu'elle s'exagère sous l'influence des efforts, par compression de la jugulaire au cou (Velpeau, Parrisch, v. Graefe, Nélaton), et à l'époque des règles (Coopers); que le globe est facilement réductible et la vision conservée; que les accidents cérébraux, souffle, battements et susurras sont absents, la différenciation devient facile. Les seules observations où les signes de l'exophtalmie pulsatile existaient sont celles d'Aubry, de Wecker et Œttingen. Encore est-il que dans cette dernière il y eut guérison spontanée par thrombose de la veine ophtalmique, ce qui en fait un cas à part.
On ne connaît pas d'exophtalmie goitreuse pulsatile, à moins d'envisager comme telle le fait de Rosas', où la protrusion, ayant coïncidé avec la suppression des règles, disparut à l'occasion d'un coup porté sur l'œil et le rétablissement des époques.
Les sarcomes vasculaires de l'orbite exposent souvent à des erreurs. Sattler, ayant analysé les observations publiées, en compte onze où la masse simulait en réalité l'anévrysme artério-veineux. On évitera l'erreur, en tenant compte de la fausse fluctuation, des inégalités de forme et de consistance des différentes parties de la tumeur, de la cupule osseuse qui encadre sa base et de l'engorgement des ganglions voisins. La confusion est toutefois possible lorsqu'un coup a précédé l'évolution du néoplasme, ou qu'il s'ajoute des phénomènes phlegmoneux.
Les anévrysmes spontanés de la portion intracrânienne de l'ophtalmique, en comprimant l'origine de la veine dans le sinus et même certains nerfs moteurs qui traversent la fente sphénoïdale, donnent lieu à une exophtalmie qui se rapproche beaucoup de celle par rupture de la carotide dans le sinus. Disons toutefois que les battements et le souffle sont moins forts et qu'il n'existe ni thrill, ni redoublement.
Dans tous les cas, il faut songer de suite à l'exophtalmie pulsatile par communication spontanée ou traumatique de la carotide avec le sinus. Ce n'est qu'après avoir éliminé cette origine qu'il sera permis de songer à une des lésions précédemment décrites.