Madtuner, Wien. Med. Presse, n° 7, p
parois, l'athéromc, l'endocardite et la myocardite constituent aulant d'altérations tardives.
Dans le corps thyroïde, la dilatation des vaisseaux et l'hypertrophie des éléments glandulaires sont constantes; rarement on observe des anévrysmes capillaires ou des kystes.
Le tissu graisseux de l'orbite est augmenté de volume dans les seuls cas chroniques, et il est exceptionnel de voir s'ajouter des épanchements sanguins de la cavité ténonienne.
Du côté du sympathique, Lancereaux et Peter1 ont trouvé chez une femme de soixante ans les ganglions cervicaux inférieurs, surtout ceux du côté droit, congestionnés et en voie de dégénérescence, graisseuse, tandis que les moyens et les supérieurs ainsi que le plexus cardiaque étaient normaux; Moore2, Rcith3, Yirchow4, Knight5, Smith et Opfengartner ont signalé les mêmes altérations. Par contre, dans dix autres cas, l'examen a été négatif.
Les lésions du cerveau et de la moelle sont plus rares et plus inconstantes encore. En dehors de l'épaississement des méninges, de foyers de ramollissement et d'hémorrhagies la plupart fortuites, Cheadle a noté des altérations dans les corps olivaires ; Wœhner, l'oblitération du canal central de la moelle; Wilhe, l'hémorrhagie du bulbe; Mendel, l'atrophie du corps restiforme droit et du faisceau solitaire. A côté de ces faits, sept autopsies sont restées sans résultat.
La pathogénie de l'affection est loin d'être connue. Graves, se fondant sur les variations rapides de volume du corps thyroïde, croit à une névrose. J. Beglie admet au contraire l'origine cardiaque et explique l'exophtalmie, avec Mac Donnel et Stokes, par l'exagération des liquides intra-oculaires. De son côté, Wh. Cooper fait jouer à l'anémie le principal rôle. Si l'on élimine cette dernière cause qui n'existe pas toujours, et si l'on rejette la théorie de la compression mécanique des vaisseaux du cou par le goitre qui n'est pas applicable à tous les cas (attendu que l'hypertrophie du corps thyroïde peut faire défaut, comme en Irlande où pourtant la maladie de ISasedow est commune, ou bien se montrer endémiquement, comme en Suisse, sans provoquer d'exophtalmie, de tachycardie et encore moins de tremblement), il faut se rattacher à un trouble du système nerveux.
Kœben6 émit le premier l'idée que le grand sympathique était en