‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 28 sur 344 · SPASME DES MUSCLES OCULAIRES · texte numérisé non relu

SPASME DES MUSCLES OCULAIRES

dit encore secondaire résultant de la surcorrection. Aujourd'hui que la myotomie a fait définitivement place à la ténotomie et à l'avancement, de pareils résultats sont heureusement rares. Dans le cours d'une longue expérience, il ne nous a été donné d'en observer que deux fois à propos de strabismes convergents alternants, avec acuité visuelle normale des deux côtés ; l'avancement capsulaire des droits internes a suffi du reste pour rétablir l'équilibre. Souvent on peut s'en passer si l'on a soin de desserrer les sutures et d'attendre que la surcorrection disparaisse, grâce à l'impulsion de la vision binoculaire qui tend sans cesse à se régulariser.

Là où l'on a à craindre un mauvais résultat, c'est lorsqu'on opère à tout propos des strabismes concomitants convergents du premier âge, et que l'on avance outre mesure le muscle parétique. En se conformant à ces règles, on ne risque plus de voir un strabisme convergent peu disgracieux se transformer en divergent appelé horrible, par suite de la difformité bien autrement choquante qui en résulte.

Pour parer au strabisme consécutif devenu fixe, nous disposons de la ténotomie sur le muscle avancé outre mesure, et de l'avancement de celui par trop reculé. Le dernier procédé est préférable, attendu qu'il a l'avantage de ne restreindre le champ de fixation d'aucun côté. Le choix à faire dépendra, du reste, des résultats fournis par l'examen périmétrique de la musculature.

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