Prengrudei\, Bull, médical, Paris, 188 i, p
EXOSTOSES ORBITAIRES. 417
parues jusqu'en 1861 se trouvent consignées dans le travail de Grùnhoff1. Depuis lors, d'autres faits sont venus s'ajouter, parmi lesquels deux nous sont propres2, et non moins de 57 ont été réunis par Bornhaupt5.
Un détail auatomo-patliologique important, c'est que souvent à Vostéophi/te se joint Vhyperostose de l'os, comme pour témoigner d'un trouble évolutif général. Dans la variété éburnée, l'ostéome a les apparences de l'ivoire, et possède peu de vaisseaux et de canaux de Havers, tandis que les ostéophytes spongieux en sont abondamment pourvus, ainsi que d'espaces médullaires. Chose curieuse, les médullocèles et les éléments graisseux sont ici en moins grand nombre que dans le tissu spongieux normal (Smitb)4.
Tous lès auteurs ont noté le siège de prédilection des ostéomes sur la paroi supérieure ou interne de l'orbite. Berlin3, sur 49 cas, en compte 51 supérieurs ou supéro-internes, 1 supéro-externe, 10 internes, 6 inférieurs, 1 externe, plus un fait unique d'hyperostose du rebord orbitaire. Cette topographie spéciale s'explique par la prédominance des exostoses venues des cavités voisines, sinus frontal et crâne, cellules de l'ethmoïde, sinus maxillaire.
Presque toujours la lésion occupe une seule orbite et reste solitaire. Seuls Cooper6, Haynes Wallon7 et quelques autres ont cité des exemples d'exostoses bilatérales et symétriques.
La forme habituelle est celle d'une bille, à base d'implantation large et à surface bosselée. Le volume varie de celui d'un pois à celui d'un œuf; rarement il est plus considérable, comme dans les observations de Hilten, Michon8, Jamain0 et Maydl10. Fixes pour la plupart, ces productions sont exceptionnellement mobiles et même dépourvues de toute adhérence à l'os. Cela tient, soit à leur origine périostale, soit à la présence d'un mince pédicule qui s'est détaché par la suite. Cette particularité s'observe surtout pour les ostéomes du sinus frontal. Un autre caractère propre aux exostoses sinusiques est d'être toujours enveloppées par la fibro-muqueuse, qui devient parfois rouge livide, môme kystique, et peut en imposer pour du tissu érectile. Par contre, celles d'origine orbitaire sont tapissées du périoste plus ou moins