Maydl, Zeilschr. d. Czechischen Aerzte, mars
panas. — II. '27
épaissi, sont le plus souvent formées de tissu spongieux et s'étalent en surface. Dans l'observation de Sgrosso1, la production avait envahi l'apophyse montante du maxillaire supérieur, l'os propre du nez, le frontal et l'ethmoïde, et dans une autre de Vicentiis, elle avait entraîné le rétrécissement de la fente sphéno-inaxillairc et du canal nasal.
Au point de vue étiologique, les véritables exostoses ne dépendent d'aucune dyscrasie par syphilis, goutte, rhumatisme ou scrofule. Les exemples contraires à cette règle tiennent à une confusion entre Phyperplasie du tissu osseux sain et les syphilomes, ou les périostites sclérosantes par tuberculose ou dépôts goutteux. Avec Yirchow, Arnold et Conheim, nous pensons que les vrais ostéomes se rattachent à un trouble évolutif, au moment où se forment les cavités qui avoisinenl l'appareil de l'olfaction; soit que la prolifération ait pour origine les cavités médullaires du diploé, comme le veut Virchow, soit que le périoste se mette de la partie. Dans le premier cas, qui est le plus commun, on a affaire à des exostoses éburnées à large base ; dans le second, à de véritables exostoses pédiculées ou libres. Le traumatisme n'intervient que pour celles spongieuses ou iîbro-osseuses nées directement des parois orbitaires, comme dans les faits de Tourdain2, Michon (loc. cit.), Hayncs Walton (loc. cit.), Smith (loc. cit.), Silkock3 et Sgrosso (loc. cit.).
Les exostoses ont une marche excessivement lente, restent dures et indolores pendant des années, à moins de complications de voisinage ou de compression des nerfs de l'orbite, particulièrement du nasal, du sus et du sous-orbitaire. Le globe en est parfois refoulé et dévié du côté opposé, ce qui entraîne parfois la fonte de la cornée par kératite desséchante. Presque toujours les accidents de compression cérébrale font défaut, ce qui s'explique par la lente évolution de la tumeur. Les quelques morts par apoplexie signalées ça et là ne sont que de pures coïncidences. En général, le nerf optique n'est pas comprimé, et une fois la masse enlevée, la vision se rétablit complètement ou à peu près, alors même qu'on aurait constaté auparavant de la stase papillaire.
Lors de complications phlegmoneuses du côté de l'orbite, ou d'infection de la muqueuse des fosses nasales et des sinus, il peut arriver que l'exostose se nécrose, devienne mobile et soit expulsée au dehors par le trajet fistuleux, comme dans les cas de Lediard* et llutchinson.