‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 298 sur 344 · Ciilafowsky, Pamielnik lekaray · texte numérisé non relu

Ciilafowsky, Pamielnik lekaray

Le fait deFollin1 n'est pas moins intéressant. A l'autopsie d'une femme de soixante-dix ans, l'auteur trouva à la partie supérieure, entre la choroïde et la rétine, une plaque dermoïde de 1 { centimètre de long sur 1 de large. La face corespondant à la choroïde était chagrinée et couverte de poils; celle en rapport avec la rétine présentait des brides celluleuses. De la face choroïdienne à la partie interne de la plaque, on rencontrait l'épidémie, puis le derme pourvu de follicules pileux et d'un panicule graisseux. Pour Lannelongue, cette singulière production, dépourvue de pigment, se rattacherait à l'enclavement de l'ectoderme devenu adhérent à la vésicule oculaire, précisément à une époque où celle-ci n'est séparée du feuillet corné que par une mince couche de mésoderme. Au niveau de l'adhérence, le feuillet dislal de la vésicule oculaire secondaire, arrêté dans son évolution, n'avait pu constituer le stratum pigmentaire.

Talko est le premier qui, se fondant sur l'opinion de Iloyer, suppose aux kystes séreux sous-palpébraux une origine muco-lacrymale par inclusion fœtale. Parmi les examens anatomiques, le nôtre démontre on ne peut plus nettement cette provenance, grâce surtout à la présence de glandes analogues à celles de la pituitaire.

Les objections tirées de l'absence d'épithélium vibratile n'ont pas grande valeur, puisque normalement le sac lacrymal en est dépourvu. D'un autre côté, l'indépendance du kyste avec le canal naso-lacrymal n'a rien qui nous étonne, vu que la même séparation existe pour la plupart des dermoïdes et pour beaucoup des kystes séreux du cou.

Pour nous, les kystes séreux sous-palpébraux méritent d'être rangés dans les inclusions fœtales de l'ectoderme, la future muqueuse nasolacrymale, plus rarement la peau. Dans le premier cas, il s'agit de mticoïdes; dans le second, de dermoïdes. Les uns et les autres empêchent l'évolution du globe et peuvent môme se confondre avec lui d'une façon si intime, que l'examen histologique le plus minutieux ne saurait différencier ce qui appartient à l'un ou à l'autre.

La théorie d'un colobome oculaire devenu ectasique, imaginée par Arlt, ne concorde guère avec les faits cités plus haut, où l'on a trouvé la fente embryonnaire ouverte et livrant passage à des éléments rétiniens. La coexistence de colobomes de l'iris, de la choroïde et du nerf optique sur l'autre œil, dépourvu de kyste, prouve seulement qu'un trouble évolutif se lie souvent à d'autres et rien de plus.

De même, on ne saurait admettre l'hypothèse de Dor, faisant dériver le kyste d'un bourgeon mésodermique vilréen égaré dans l'orbite par suite de l'occlusion trop hâtive de la fente rétinienne fœtale. S'il en (Hait ainsi, la coque sclérale devrait rester ouverte.

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