‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 3 sur 344 · Sciineli.eu, Arch. f. Opht., XXIII, 4, p · texte numérisé non relu

Sciineli.eu, Arch. f. Opht., XXIII, 4, p

Dans la vision binoculaire, il y a lieu d'envisager séparément les mouvements associes et ceux de la convergence.

Pour déterminer le champ de fixation binoculaire, Landolt1 se sert d'un tableau placé à 2"\ 25 de distance sur lequel sont tracés de 20° en 20° seize méridiens pointillés, plus huit pleins inclinés de 45°. Ces derniers appartiennent au second œil, que l'on suppose superposé au premier. Le sujet exploré, ayant la tête immobile, suit des yeux la flamme d'une bougie que l'on promène le long des méridiens principaux du centre à la périphérie, jusqu'à ce qu'il commence à la voir double. Le point où apparaît la diplopie fournit la limite du champ visuel binoculaire pour chaque direction donnée.

Hering2 procède autrement; il cherche à provoquer le dédoublement de l'image secondaire perçue binoculairement dans les diverses directions extrêmes du regard. Le point où se produit ce dédoublement indique la limite respective du champ de fixation.

Par l'une ou l'autre de ces méthodes, on arrive à se convaincre que le champ de fixation binoculaire mesure approximativement la même étendue que celui monoculaire, bien que différent de forme. Régulièrement demi-circulaire en haut et sur les côtés, où il avance jusqu'à près de 50°, il offre obliquement en bas deux encoches nasales.

Pour Landolt, l'examen du champ de regard binoculaire met sur la voie de troubles de la musculature à peine ébauchées.

La disjonction des lignes de regard dans le sens vertical est moins prononcée que dans celui horizontal. D'après Donders et Helmholtz, les élévateurs et les abaisseursne contrebalancent qu'un prisme de 8°. Alf. Grœfe ajoute que, dans la vision de près, ces muscles peuvent neutraliser des prismes plus forts que dans la vision éloignée.

La torsion comparative, des lignes de regard est encore plus restreinte ; Nagel l'a évaluée à 5°.

Trois paires nerveuses crâniennes tiennent sous leur dépendance les mouvements des yeux, à savoir :

La troisième ou Voculo-moteur, la quatrième ou nerf pathétique, et la sixième ou moteur oculaire externe. A cela s'ajoute le ganglion ophtalmique, dit encore lenticulaire, envisagé par la plupart des classiques comme appartenant à la chaîne ganglionnaire du sympathique, alors que pour d'autres il serait l'analogue des ganglions intervertébraux.

Voculo-moteur, le plus important des trois, anime les muscles droits, à l'exception de l'externe, du releveur de la paupière et du petit oblique. Il se dégage de la base du pédoncule cérébral, dont il

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