Issekutz, Wien. Med. Presse, n
douloureux intermittents. Plus tard, il survient de Pexophtalmie qui se complique de gonflement des paupières et des culs-de-sac conjonctivaux. Conjointement, la vue décline jusqu'à la cécité complète, et l'œil devient parfois glaucomateux, comme dans les observations de Pèna et Wecks; enfin la cornée se trouble et se perfore, d'où panoph- Ibalmie. Dans les cas graves, il s'ajoute de la fièvre, de l'abattement. du délire et d'autres accidents cérébraux aboutissant à la mort (Schmid t et Bresgen1).
Le diagnostic n'est pas toujours facile. Dans le cas de Pèna. l'affection l'ut prise pour un sarcome. La fluctuation fait parfois défaut, et lorsqu'elle existe, rien ne prouve qu'il s'agisse de kystes hydatiques. L'absence de pulsations et d'expansion est la règle, sauf pour ceux ayant déjà envahi le crâne (Westphal). Le frémissement manque également, et seule la ponction, par l'abondance du liquide écoulé, sa richesse en chlorure de sodium et surtout la présence des crochets, met sur la voie du diagnostic. Même alors, le doute est permis, à cause du peu de liquide, souvent purulent ou hématique et dépourvu de crochets.
Le traitement est tout entier chirurgical.
Au début, on pourrait tenter avec avantage l'aspiration du liquide, suivie d'une injection alcoolique au sublimé à j^. Les entozoaircs morts, le liquide se résorbe à la longue, et la poche se réduit à un simple nodule.
Malgré cela, lors de tumeur bien délimitée, exempte de phénomènes phlegmoneux, le plus sur est l'extirpation totale et, en cas d'insuccès, l'évacuation complète des hydatides avec raclage de. la poche. Une ablation partielle, alors même que l'on ferait du drainage, a l'inconvénient délaisser subsister un trajet fistuleux et de déterminer, plus tard, la formation de brides gênantes pour les mouvements du globe.
Nous ne ferons que mentionner les autres entozoaires, filaire et lucilia hominivorax , rencontrés exceptionnellement chez l'homme par Nordmann et Rayer'2. Leur histoire est trop écourtée d'ailleurs, pour qu'on puisse en tirer des déductions pratiques.
Les kystes dermoïdes de l'orbite sont relativement fréquents, puisque Berlin3, jusqu'en 1879 en a relevé 75 cas. A ce chiffre s'ajoute