A. — EMPYEME DU SINUS FRONTAL
Ainsi que nous l'avons exposé dans une communication faite à la Société française d'ophtalmologie ', l'histoire des suppurations du sinus frontal remonte à 1750, époque à laquelle parurent le travail de Runge2 el celui de Richler5. Après un long silence, Dezeimeris 4 réunit dans une monographie toutes les observations publiées jusque-là.
Leber5, ayant observé trois cas, insiste sur le début insidieux de l'affection, sur sa marche lente, la consistance mucilagineuse du pus, son écoulement possible par le nez et l'apparition de pulsations isochrones à celles des artères, pouvant faire croire à une communication avec le crâne. Quant au traitement, il s'est borné au drainage externe, suivi de lavages antiseptiques avec raclage des granulations et cautérisation à la pierre infernale.
Kônig ° ayant compulsé 45 observations a trouvé 27 empyèmes du sinus et 16 hydropisies. Les autres faits sont ceux de Notta ', Knapp8, Lyder-Borthen9, Stedman10, Magnus", Peltesohn12, Elschnig15, Walker", Mei15, Hulke10, Schànz17, Guillemain18, Derchen 10, Baukin20, Berger21, Richardson22, Redlonbacher2% Bosworth21, Beccaria w, Richards23,