IUeulmanx, Klin. M. B
4. Uecondé, Arch. belges de méd. milit., XXVII, p. 337, 1861.
NYSTAGMUS. 69
visuel, la vision reste normale. A cela s'ajoute du vertige, tenant à l'incoordination des mouvements des yeux, et assez souvent de Vasthénopie accommodative1 .
D'après Dransart2, il existerait deux formes d'asthénopie musculaire : l'une atténuée, ne s'accompagnant d'aucun trouble de l'appareil moteur, l'autre grave revêtant les caractères bien connus. Cette dernière se rencontre presque exclusivement chez les sujets qui surmènent leurs élévateurs et leurs droits latéraux. Pour l'auteur, le nystagmus des mineurs estime névro-myopathie dont les principaux facteurs sont l'attitude élevée et oblique du regard d'une part, la défectuosité de l'éclairage de l'autre. Quelques observateurs ont voulu y voir l'action délétère du grisou sur le système nerveux, mais sans preuves suffisantes. Nieden5 a constaté que la fréquence du nystagmus, qui varie de 0,25 à 7 pour 100, est précisément en rapport avec le degré de lumière ambiante. Ce qui parait certain, c'est que l'affection est sujette à des rémissions ou à des exacerbations d'après la durée du travail et les variations de l'éclairage.
Un nystagmus lié à la myopie, à l'hypermétropie et à l'astigmatisme a été signalé bien des fois; il occupe les deux yeux ou un seul, comme dans l'observation si curieuse de Nettleship4, concernant trois frères hypermétropes dont l'œil gauche seul était nystagmique.
Certains vices de conformation du crâne et du cerveau ont été également notés par Rœhlmann3 et plus récemment par R. Lee6. Ce dernier rapporte un cas où il y avait en même temps asymétrie du crâne et atrophie de l'hémisphère; il en tire parti pour insister sur la valeur du nystagmus dans le diagnostic des affections centrales.
Parmi les lésions du cerveau, Spencer7 cite une tumeur qui provoquait des attaques de suffocation et s'accompagnait de nystagmus. Merkel note les oscillations nyslagmiques dans l'agonie et à propos de la respiration de Cheyne-Stokes.
Les lésions en foyer des couches optiques, du 4e ventricule, des corps restiformes et du cervelet peuvent également s'accompagner de ce symptôme: il en est ainsi de l'encéphalite partielle de l'enfance. Mais l'affection où on le rencontre surtout, au point qu'il en devient un signe palhognomonique, c'est la sclérose en plaques disséminées. Le tabès, dans sa forme héréditaire, peut en être également la cause, bien qu'alors les oscillations soient incoordonnées, ce qui a porté Friedreich