Spescer, Lancet, 1886, p
à lui donner le nom de nystagmus ataxique. Les faits de ce genre abondent; qu'il nous suffise de citer ceux de Pelizaeus1, Warton Sinkler2, Samelsohn3 et Morton Prince4.
Le nystagmus de cause centrale peut dériver de traumatismes, comme dans les observations de fracture du temporal publiées par Nagel et Cohn, et celles relatives à des affections profondes de l'oreille5.
L'hystérie et l'épilepsie ont été également incriminées: nous citerons à ce sujet les communications de Hegyes6 et de Ch. Féré7. L'observation curieuse de Magelsen (Jahresb., 1885, p. 611) nous semble se rattacher plutôt à l'hystérie; il s'agissait d'une jeune fille bien portante de vingt-sept ans, sujette à des attaques hebdomadaires de douleurs de tête qui s'accompagnaient de fatigue générale et de nystagmus. Ces attaques survenaient surtout dans la rue, lorsque les becs de gaz vacillaient.
Dans le nystagmus de cause centrale, on peut voir se surajouter des contractures spasmodiques des paupières et de l'orifice pupillaire (hippus). Jessop8 cite le cas d'un homme de soixante-dix ans, qui, depuis la cinquantaine, éprouvait de la diplopie périodique; il dit en avoir recueilli deux autres s'accompagnantd'hippus.
Depuis v. Gra3fe'J, on s'est attaché à produire du nystagmus expérimental. Korangi1", en imprimant à des lapins des mouvements rapides de rotation autour de l'axe horizontal du corps, fit naître un nystagmus horizontal à direction opposée. Des rotations dans le sens longitudinal provoquaient une déviation en bas de l'œil supérieur pendant que l'autre se portait en haut.
Beaunis" a obtenu de son côté deux sortes de nystagmus. Le premier, unilatéral et croisé, succède à des lésions destructives ou irritatives des tubercules quadrijumeaux et s'accompagne d'oscillations isochrones de la paupière supérieure et de la tête; le second, essentiellement réflexe et bilatéral, se rencontre dans un grand nombre de cas, excitations corticales, destructions de territoires cérébraux variés et certaines anesthésies.
Malgré toutes ces recherches, la pathogénie du nystagmus est encore