Steixhr, Arch. f. Min. Chir., XIII, 1. p
SINUS SPHENOÏDAL. 485
ou troisième année, tout en continuant à évoluer parla suile, au point que chez certains individus ils font presque le tour du canal optique, grâce à un prolongement creusé dans la base de l'apophyse clinoïde antérieure. De même on en trouve qui se prolongent en arrière jusqu'à l'apophyse basilaire de l'occipital el à la base des apophyses ptérygoïdcs.
L'absence des sinus ou leur réduction à un simple cnfoncemenl ont été également, notées. Dans la cyclopie, ils manquent, et les canaux optiques se réduisent à une fente médiane. La persistance du canal crânio-pharyngé explique certaines encéphalocèles bucco-palalines, et la synostosedes différentes pièces qui constituent le sphénoïde rend compte des amblyopies congénitales ou tardives résultant du rétrécissement des canaux optiques.
A. — SINUSITE SPHÉNOÏDALE
Les rapports qu'affecte le sinus sphénoïdal avec la cavité crânienne, les canaux optiques et l'orbite, soit directement, soit par l'intermédiaire du labyrinthe ethmoïdal, font que toute inflammation suppurativequi s'en empare peut provoquer la cécité et même la mort.
L'empyème sphénoïdal révélé par l'anatomie pathologique existe seul ou accompagné de polysihusite, principalement lors de suppuration des cellules ethmoïdales. Le plus souvent l'inflammation dérive de la pituitaire et tient à l'ozène ou à des polypes. Le traumatisme parfois n'y est pas étranger, mais avant tout les pyrexies et Pinfluenza interviennent.
La forme chronique de la sinusite, sur laquelle Schàffer et Grunwald ont surtout appelé l'attention, est plus commune que celle phlegmoneuse aiçptë.
Les troubles fonctionnels sont une douleur sourde exacerbante et périodique ressentie au fond des yeux et jusqu'à l'occiput, avec expulsion par le gosier de mucus filant, plus rarement de sérosité (Heryng1).
Une complication commune et qui éclaire le diagnostic consiste dans la névrite optique eanaliculaire aboutissant à l'atrophie, bien que susceptible de guérison.
L'amaurose peut être aiguë ou chronique, unilatérale ou bilatérale. La méningite de la base s'explique également par les anastomoses vasculaires ou les déhiscences des parois supéro-latérales du sinus; les hémorrhagies, qu'elles proviennent du sinus caverneux ou de la carotide, tiennent à des érosions, à la nécrose, ou à la fracture du sphénoïde.