DYSTROPHIES DE LA PEAU DES PAUPIERES
Pour cela, on discise la phlyctène, on lave la surface gangreneuse avec une solution d'acide phénique à 4 ou 5 pour 100, puis on enfonce la pointe du thermo-cautère chauffée à blanc tout autour de la plaque, de façon à la circonscrire et à l'isoler du côté de sa base sans craindre de dépasser les limites de l'œdème. Afin de préserver le globe, il est prudent de passer au préalable sous la paupière la plaque de corne. Comme adjuvant on peut joindre la décoction de feuilles de noyer, la teinture d'iode iodurée, le crayon de nitrate d'argent, la potasse caustique (Bourgeois), ou le sublimé en nature (Raimbert).
En supposant que le lendemain ou le surlendemain le processus gangreneux tende à gagner, on recommence les cautérisations.
Un autre mode de traitement, qui peut être combiné du reste au 1er rouge, consiste à injecter tout autour et profondément de la teinture d'iode à l'aide de la seringue de Pravaz. En même temps des compresses antiseptiques évaporantes sont tenues en permanence, jusqu'à ce que le gonflement se dissipe et que l'escharre se détache.
A part une suppuration abondante et la crainte de voir la paupière s'ectropionner plus tard, on parvient de la sorte à sauver la vie du malade. On administre des toniques, de l'acide phénique en lavements, du sulfate de quinine, du salicylate de bismuth ou du naphlol par la bouche comme antiseptiques généraux