‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 50 sur 344 · DYSTROPHIES DE LA PEAU DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

DYSTROPHIES DE LA PEAU DES PAUPIÈRES

Parmi les troubles de nutrition de la peau, nous signalerons en premier lieu les verrues, qui se présentent comme ailleurs sous la forme de franges cornées, pointues ou crénelées à leur sommet. Le nombre, l'emplacement et le volume varient; on en observe qui sont de vraies cornes ayant 9 à 50 millimètres de long, sur 5 ou 4 à la base. Le siège de prédilection est le bord libre, principalement l'inférieur, et l'on doit les rattacher à une irritation des papilles dermiques, plus rarement à celle de follicules livrant passage aux cils.

La gène qui en résulte est généralement légère, et lorsqu'on est appelé à intervenir, c'est plutôt Kg- 1S4. — Production dans un but de coquetterie de la part des malades. co™ée de ,ia Pa"Pière

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La seule intervention efficace et simple à la fois contre les verrues consiste à les abraser aux ciseaux en plein tissu dermique, à cause de leur grande tendance à repousser.

En dehors des nsevi, dont il sera question plus tard, la couche de Malpighi subit des modalités nutritives par excès ou manque du pigment qui l'imprègne. Les radiations lumineuses et calorifiques intenses, la maladie d'Addison et certaines dermatoses ont pour effet d'exagérer le pigment des paupières, alors que le vitiligo et l'albinisme le font disparaître.

Sous le nom de xanlliélasma on décrit une altération particulière qui se traduit par une teinte jaune-ocre ou feuille morte de la peau des paupières. Le siège de prédilection est le grand angle de l'œil.

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Fig. 185. — Coupe de xanlliélasma faite dans notre laboratoire. A la surface, épithélium normal. Tout le reste représente le stroma dermique infiltré d'un grand nombre d'éléments propres nu xanlliélasma, constitués par la dégénérescence des corpuscules endotliéliaux fixes à divers stades de leur évolution. Vers la profondeur, ils forment des groupes.

autant en haut qu'en bas, bien que plus souvent à gauche. La femme passé quarante ans y est particulièrement prédisposée.

Le plus ordinairement la plaque n'est ni saillante, ni enfoncée. La variété tubéreuse décrite par Addison et Gull est rare, et suivant toute probabilité se rapporte au millet à forme tubéreuse.

Malgré les nombreux travaux publiés sur le xanthélasma, particulièrement ceux d'Hutchinson1, bien des lacunes restent encore à combler. Pour la plupart des histologistes (Waldeyer, Poncet) il s'agit d'une

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