‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 65 sur 344 · Ollivier, Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Ollivier, Thèse de Paris

ment. Si la conjonctive et la cornée sont affectées, elles guérissent avec rapidité sans qu'on ait besoin d'intervenir autrement.

Peu de temps après l'opération, les deux lucarnes latérales tendent à s'arrondir, ce qui permet au malade de se servir de celle externe pour fixer au loin et de celle interne dans le travail de près. Le chirurgien peut inspecter à volonté l'état de l'œil et, en cas d'ulcérations et de taies, appliquer les topiques voulus. Une fois la paralysie guérie, on n'a qu'à fendre la petite bride centrale avec des ciseaux sans qu'il subsiste la moindre trace apparente.

Lorsque la lagophtalmie est incurable, la tarsorrhaphic médiane est encore plus indiquée. Tout en préservant l'œil, elle ne l'empêche pas de fonctionner et constitue en somme une difformité bien moins choquante que la lagophtalmie.

De plus, il nous a été donné d'ouvrir au bout de deux ans les paupières sur les instances d'une malade atteinte de paralysie définitive, et, contrairement à nos craintes, les paupières n'avaient aucune tendance à l'ectropion même un an plus tard. Pour expliquer cet heureux résultat, nous avons supposé que, sous l'influence de la traction prolongée, le muscle orbiculaire rétracté et tous les tissus des paupières avaient retrouvé un degré suffisant de laxité, ou bien que le releveur soumis à une extension prolongée avait perdu de sa tonicité. On sait du reste que Dicffenbach1 avait conçu l'idée, dans la lagophtalmie paralytique, de sectionner l'élévateur. Cette opération, inadmissible dans la paralysie curable de l'orbiculaire, pourrait être combinée à la tarsorrhaphie partielle en cas d'incurabilité reconnue.

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