‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 77 sur 344 · Arlt-Jaesche, Med. Wochenschrift, t. VIII, Prague · texte numérisé non relu

Arlt-Jaesche, Med. Wochenschrift, t. VIII, Prague

du fil armé d'une aiguille courbe est conduit entre le lambeau et le tarse et sort immédiatement en arrière de la rangée des cils, pendant que l'autre également pourvu d'une aiguille courbe est passé à travers le bord adhérent. Quatre à cinq points de suture en tout suffisent, et quant à la lèvre supérieure de la boutonnière cutanée, elle est laissée libre.

La nécessité de s'attaquer directement au tarse vint déjà à l'esprit de RichterS Ware, Crampton2, Gùthrie5, v. Ammon4, Burow3 et finalement de Snellcn. C'est dire qu'il s'agit d'une indication de premier ordre.

On procède par simple section verticale ou horizontale. D'accord avec Richter, Ammon et Burow, nous préférons la seconde, mais au lieu d'attaquer comme ces derniers le tarse par la conjonctive, nous le divisons par sa face antérieure préalablement mise à nu.

Strealfield6 excise un lambeau tarso-cutané horizontal, cunéiforme, au voisinage du bord libre, sa base étant tournée en avant. Snellen agit d'une façon analogue après incision de la peau et excision d'une lanière du muscle orbiculaire. Trois anses de fil armées chacune de deux aiguilles servent à traverser la lèvre supérieure de l'excision du tarse et le petit lambeau cutané, en faisant émerger les aiguilles immédiatement au-dessus de la ligne des cils. A l'extrémité des fils rendus libres il adapte des perles de verre destinées à préserver la peau contre une striction trop forte : après trois jours, il enlève les sutures.

Berlin7, après une section horizontale qui comprend toute l'épaisseur de la paupière, excise une lanière de tarse de 2 à 5 millimètres de large y compris la muqueuse, et il s'abstient de suturer. Avant lui, Saunders n'avait pas craint d'extirper la totalité du tarse avec la partie attenante de la conjonctive.

Le procédé que nous avons définitivement adoptés satisfait pleinement aux principales indications, tout en ménageant l'intégrité de la paupière (fig. 202).

Le malade étant chloroformisé, nous appliquons la plaque en corne dans le cul-de-sac correspondant et nous la confions à un aide, qui doit la maintenir fortement contre la face postérieure de la paupière pour prévenir l'hémorrhagie. Un crochet pointu, indépendant ou fai-

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