L. Mùller, Klin. il/M., -1893, p
PAXAS. — II. 11
possible. Le lambeau en V ainsi remonté est suturé de chaque côté, ce qui donne à la ligne de réunion la forme d'un Y (fig. 210).
Alph. Guérin1, dans les cas de large cicatrice ectropionnante, pratique dans l'aii e de celle-ci quatre incisions en W. Il dissèque et fait
Fig. 210.
Opération de l'ectropion (Wharton Jones).
remonter les deux lambeaux triangulaires latéraux, et laisse en place celui médian intermédiaire; les deux lambeaux mobilisés sont réunis entre eux et avec le sommet de l'angle médian. Quant aux deux plaies d'emprunt à droite et à gauche, on les laisse se cicatriser à ciel ouvert
Procédé en W d'Alphonse Guérin.
par bourgeonnement, à moins qu'on n'ait recours à des lambeaux épidermiqueS pris sur le bras du malade.
Dans les deux procédés mentionnés plus haut, on utilise le tissu de cicatrice, et pour réussir il faut que sa nutrition soit bonne, ce qui demande beaucoup de temps. De là cette déduction pratique de laisser écouler après l'accident deux ans et plus avant d'intervenir opératoirement ; cela n'est pas toujours possible, à cause des dangers que court l'œil par son exposition continuelle à l'air.
Ammon utilise également la cicatrice, mais d'une façon différente.