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A. Gdéhin, Traité de mc'd. opératoire

ECTROPION CICATRICIEL.

Après avoir circonscrit cette dernière, il l'abrase superficiellement pour mobiliser dans tous les sens la peau saine environnante, qu'il réunit par-dessus. On conçoit que ce procédé par inclusion du tissu modulaire ne saurait s'appliquer qu'à des ectropions cicatriciels peu étendus. Dans ces conditions il s'oppose jusqu'à un certain point à l'adhérence de la cicatrice au squelette, comme cela se rencontre souvent lors d'ectropion par tuberculose de l'os malaire.

Un autre procédé de mobilisation de la paupière inférieure est celui de Dianoux, de Nantes, appelé blépharoplastie à pont1.

On pratique en plein tissu cicatriciel et d'une commissure à l'autre une première incision semi-lunaire à concavité supérieure, distante de 5 millimètres du bord libre ainsi que des commissures. Une seconde incision disposée de la même façon intéresse la conjonctive ectropionnée. Avivement du bord tarsien des deux paupières que l'on suture après avoir disséqué et remonté suffisamment le pont palpébral, constitué par le tissu cicatriciel dermique en avant et par la conjonctive en arrière; bordage soigneux de la conjonctive à la peau, moyennant autant de points de suture qu'il est nécessaire. La surface d'emprunt restée à découvert est livrée à la cicatrisation par bourgeonnement sous une plaque de protective, glissée au-dessous du pont palpébral. Cinq à six mois plus tard, on avive l'ourlet muco-cutané libre et flottant, et on le greffe sur un point convenable. Le résultat définitif, vérifié deux ans plus tard, était satisfaisant.

Pour la paupière supérieure, le même procédé est applicable,

Fig. 212. — Procédé de Jœger.

sauf qu'ici il faut dégager le tendon du releveur, le fixer au périoste frontal et le suturer au tarse cinq à six mois plus tard, lors de la secondephase.de l'opération. Pour cela, on doit non seulement aviver, mais dédoubler l'ourlet muco-cutané, afin d'aller à la recherche du tarse auquel on suture le tendon du releveur.

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