G. Gcilloo, Th. de Paris, 1889, p
Jseger \ dans les cas de large cicatrice adhérente de la base de la paupière, commence à la fendre de part en part sur la plaque en corne, parallèlement au bord libre et à 4 ou 6 mill., puis il dégage autour toutes les adhérences et attire la cicatrice mobilisée jusqu'à ce qu'elle soit en contact avec le bord supérieur du pont ciliaire. Si ce dernier est par trop long, on en excise une partie au milieu, et il ne reste plus qu'à suturer les deux moitiés et le pont ainsi reconstitué avec la cicatrice allongée (fig. 212).
Cette opération expose à des rechutes par rétraction consécutive et à la production d'un colobome lorsque la réunion médiane du bord libre vient à manquer.
Dieffenbach, dans les cas où la cicatrice adhère à l'os, l'extirpe après l'avoir circonscrite par trois incisions dont celle tournée du côté de la
Fig. 213. — Opération de l'ectropion cicatriciel (Dieffenbach).
paupière, formant la base du triangle, est prolongée obliquement de chaque côté. Les deux lambeaux latéraux sont mobilisés puis suturés sur la ligne médiane, en même temps qu'on réunit leurs lèvres supérieures à la peau de la paupière redressée ; de là résulte une ligne suturale en T.
Richet a imaginé deux procédés, l'un par glissement applicable aux cicatrices médianes, l'autre par échange de lambeaux s'adressant à la commissure externe.
Le premier s'exécute comme il suit :
On commence par aviver le bord tarsien des deux paupières, et à 2 millimètres du bord ciliaire de celle ectropionnée, on pratique une incision horizontale permettant de faire de suite la tarsorrhaphic. Par une seconde incision, placée à 1 centimètre de la première, on circonscrit un pont que l'on mobilise suffisamment pour l'amener au contact de la bordure cutanée de la paupière. S'il est trop long, on en excise une partie au milieu, auquel cas on a deux lambeaux latéraux