F. J.egeu-Dreïeii, Novo blephar. mcthodus, 1851, p
ECTROPION CICATRICIEL. 165
rectangulaires. Pour combler l'hiatus triangulaire qui existe vers la base de la paupière, on agit comme clans l'opération de Wharton- Jones. Les sutures nécessaires, au nombre de dix au plus, affectent dans leur ensemble la forme d'une H horizontalement couchée, avec un certain prolongement du trait vertical médian.
Le second procédé consiste à mobiliser la commissure externe à l'aide d'une première incision concentrique qui suit le rebord orbitaire. Du milieu du bord externe convexe de la surface cruentée on fait partir une seconde incision courbe qui aboutit à la joue, et du milieu de cette seconde incision une troisième également courbe remontant vers la queue du sourcil (fig. '214 et 215).
De ce système combiné d'incisions successives il résulte par dissec-
Fig. 2H.
Tracé des lambeaux.
Fig. 215. — Lambeaux mis en place:
application des sutures.
PROCEDE DK RICHET.
tion deux lambeaux opposés par le sommet .que l'on transpose sur place, de façon à rendre antérieur le supéro-externe et postérieur l'antéro-interne. Trois rangées de sutures les fixent dans leur nouvelle position, et on laisse écouler un temps assez long avant d'aviver définitivement les paupières.
Dans la plupart des procédés que nous venons de décrire la tarsorrhaphie, telle qu'elle a été instituée par Mirault d'Angers, est un complément indispensable. Même seule, elle peut procurer des cures durables, à la condition de ne pas désunir les paupières, tant que la rétraction du tissu cicatriciel nouveau, résultant des débridements nécessaires, n'est pas terminée. Or, d'après les recherches de Denonvilliers et Maisonneuve.il résulte que la durée en est longue, 18 mois à 2 ans. Aujourd'hui, grâce à l'épidermisation de Reverdin et aux lambeaux dermo-épidermiques de Thiersch, l'intervalle de temps se
trouve notablement réduit, outre que le résultat cosmétique est meilleur. C'est là du reste un point important sur lequel nous reviendrons à propos de la blépharoplastie.
F. — BLÉPHAROPLASTIE
Contrairement aux opérations qui précèdent où l'on utilise pour la reconstitution des paupières le tissu de cicatrice, la bïépharoplastie s'adresse à des destructions plus graves qui comportent un emprunt de téguments sains sur les parties voisines de la face, ou le reste du corps, voire même sur un sujet étranger. Les deux premiers modes rentrent dans Yautoplastic, le dernier dans Yhétéroplastie, que l'on divise en humaine ou animale, suivant que le lambeau est pris sur l'homme ou sur le lapin, le chien, le chat, le cobaye, la poule et la grenouille.
Jusque dans ces dernières années, le lambeau à pédicule était seul adopté; mais depuis que de nombreuses expériences, celles de Paul Bert en particulier, ont prouvé que des parties entièrement séparées de l'organisme peuvent être greffées avec succès, l'hétéroplastie palpôbrale est en faveur.