BLÉPHAROPLASTIE A PÉDICULE
La reconstitution d'une paupière entière indiquée comme possible par le chirurgien Grsefe1 paraît avoir été tentée pour la première fois par Dzondi2, qui empruntait un lambeau à la joue. 11 fut suivi dans cette voie par Fricke5, Junken4 et d'autres, tant en Allemagne qu'en France et en Angleterre.
On a employé tour à tour la méthode indienne par torsion, celle française par glissement et le procédé de Tagliocozzi où le lambeau pris sur le bras n'est appliqué qu'après bourgeonnement. Que l'on use de l'une ou de l'autre de ces méthodes, il faut toujours se conformer à certaines règles générales qui en assurent le succès.
Autant que possible, les parties d'emprunt doivent être saines, l'expérience ayant démontré que le tissu cicatriciel jeune fournit des lambeaux de peau enclins à se mortifier. De même, il est essentiel de ménager tout ce qui reste de l'ancienne paupière, principalement le bord libre, les muscles et la conjonctive. Enfin dans la majorité des
1. C. F. Gr/Efe, Journal de v. Grmfe et Wallher, II, p. 18, 1818.