Lawson, Lancet, 19 nov
HETEROPLASTIE. 175
reprit avec réussite en 1872'. En 1875, Wolf2 publia deux nouvelles observations. Depuis lors elle fut pratiquée par E. Meyer3 Valude4, F. Brun5 et nous-môme6.
De Wecker7 introduisit une modification consistant à découper la peau d'emprunt en carrés d'un 1/2 à 1 centimètre de côté qu'il applique en forme de mosaïque. Il étend ensuite sur toute la plaie un morceau de baudruche qui lui permet d'inspecter facilement les lambeaux. Un bandeau compressif sur les deux yeux procure l'immobilité voulue, et le pansement est renouvelé vingt-quatre heures après. Comme Ollier et Wolf, il débarrasse au préalable la peau de son panicule graisseux profond.
L'iuconvénientde ce procédé est la tendance qu'ont les petits fragments à se recroqueviller, ce qui les expose à ne pas prendre, malgré l'emploi de la feuille de baudruche et la compression exercée par le bandage. Nous avons adopté un grand lambeau unique emprunté de préférence à la région sus-épitrochléenne dont la peau lisse, mince et glabre se prête, à la réunion. De plus, chez la femme, cette partie du bras est la moins apparente, ce qui, au point de vue esthétique, constitue un avantage.
Comme pour l'autoplastie à pédicule, le lambeau doit être plus grand que la surface à combler. Les bords étant taillés à pic ou en biseau, on a soin de retrancher après dissection tout le tîssu graisseux sous-cutané qui a pu rester adhérent. Plus on dissèque superficiel-: lement en plein derme mieux cela vaut, outre qu'on ménage ainsi la veine basilique comprise dans lefascia superfîcialis.
La paupière ectropionnée une fois redressée et réunie par tarsorrhaphieà sa congénère, on assure l'hémostase, et l'on applique le lambeau en ayant soin qu'il s'adapte exactement sans tiraillement aucun. On procède alors à la suture par des points entrecoupés aussi nombreux qu'il le faut. Nous nous servons pour cela de la soie fine anglaise préalablement trempée dans l'huile phéniquée ou tenant en dissolulion du biiodure de mercure à 2 ou 5 pour 1000.
Le pansement consiste en protective, en gaze iodoformée ou salolée recouverte d'ouate aseptique, le tout maintenu par quelques tours de bande faiblement serrés.
Au bout de deux jours, nous enlevons le bandage et nous le remplaçons par de la gaze iodoformée, plus une feuille de baudruche, dont