Thiersch, Berlin Klirt. Wochensch
9. Thiersch, Cenlralblall f. Chir., 1886 et 1888. 10. Plessisg, lbid., XXXVII.
PANAS. — II. \-)
d'autres en Allemagne, par Monod1, Pozzi2, Heidenreich3 en France, il résulte que la méthode est bonne.
Elle s'exécute de la façon suivante :
On lave au savon, puis à l'acide phénique. ou au sublimé, la partie sur laquelle on prend les greffes, en ayant soin de laisser la région recouverte d'ouate antiseptique jusqu'au moment de l'opération. La cuisse, à cause de la tension naturelle de la peau, s'y prête le mieux, et si l'on a à recouvrir une surface cruentée fraîche, les lambeaux obtenus avec un rasoir sont appliqués directement, pourvu qu'on ait eu soin au préalable d'assurer l'hémostase et de faire un lavage avec la solution physiologique de chlorure de sodium à 0,60 pour 100.
D'après Urban*, Thiersch aurait complètement abandonné les solutions antiseptiques, se contentant de l'asepsie à l'eau bouillante. Lors de surfaces bourgeonnantes par plaies ou brûlures, on s'attache à tarir la suppuration, ce qui demande cinq à six semaines, puis on fait l'ablation des bourgeons charnus avec un bistouri posé à plat.
Les lanières dermo-épidermiques de longueur variable ne doivent pas dépasser 1 à 2 centimètres de large et présenter le moins d'épaisseur possible. On a soin en les appliquant de les imbriquer exactement pour qu'aucune partie ne reste à découvert. Si une de ces lamelles se mortifie, il faut lui en substituer une nouvelle.
Le pansement consiste en bandelettes de protective et en une couche de linge ou d'ouate hydrophile trempés dans la solution de sel marin ou dans l'eau distillée bouillante. La première semaine, on le renouvelle tous les jours.
Le procédé d'Everbuch, dont Hunecke a fait l'application dans un cas d'ectropion consécutif au lupus, tient le milieu entre l'épidermisation de Reverdin et la méthode de Thiersch. A l'aide d'un microtome, l'auteur enlève des lambeaux épidermoïdaux comprenant le sommet des papilles dermiques et mesurant 2 à 5 centimètres de long sur 1 de large. Avant de les appliquer, il a soin d'arrêter complètement l'écoulement sanguin.
En se rappelant les quelques exemples de syphilis transmise, il faut, dans toutes ces opérations, éviter les lambeaux pris sur des personnes étrangères. En cela ceux zooplastiques offriraient des* avantages ; mais, en revanche, ils reprennent moins bien.
Autant que l'autoplastie à pédicule vivant, l'hétéroplastie comporte la tarsorraphie préalable. Lorsqu'il s'agit de la création de toute pièce d'une nouvelle paupière, l'avantage revient très certainement