Ubbax, Deutsche Zcil. f. Chir
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à la première méthode. Ce serait donc une grave erreur de penser que le règne de l'autoplastie palpébrale classique, née d'efforts de tant de chirurgiens de mérite, est finie, et qu'elle doit désormais céder le pas aux procédés épidermiques ou dermo-épidermiques. Sans doute elle compte aussi des insuccès, mais ceux-ci tiennent souvent à l'inexpérience de l'opérateur et au manque d'une aseptie parfaite.
ANKYLOBLÉPHARON
Sous cette dénomination, on décrit la soudure pathologique ou congénitale des bords palpébraux entre eux.
En fait d'ankyloblépharon acquis, on doit signaler celui résultant d'ulcérations profondes ou de brûlures intéressant le bord tarsien. Le blépharospasme, alors même qu'il serait tenace et prolongé, ne produit presque jamais d'adhérence cicatricielle, à cause des nombreuses glandes sébacées dont la sécrétion lubréiîe les surfaces en contact et les empêche de se réunir. De plus, les paupières ne manquent pas de s'ouvrir et de se fermer de temps à autre, ce qui constitue un autre empêchement.
Lors de destruction des bords libres, ce sont les commissures, particulièrement l'externe, qui se soudent, et il n'est pas facile d'y porter remède. Cela est le propre de toute cicatrice commissurale qu'elle occupe les lèvres, les ailes du nez, les espaces interdigitaux, les plis articulaires, ou les paupières.
On conçoit, en effet, que la simple section de la bride ne saurait réussir, alors même qu'au préalable on parviendrait à la fistuliser à sa base au moyen d'un anneau métallique laissé longtemps en place. C'est à l'autoplastie qu'il faut avoir recours en empruntant le lambeau, suivant les circonstances, soit à la conjonctive, soit à la peau, comme cela a été exposé à propos de la canthoplastie.
L'ankyloblépharon congénital est rare. Presque toujours il dépend d'un manque de développement du globe, et seule une petite ouverture vers le grand angle témoigne de l'emplacement de la fente absente.
Une autre variété, signalée par Saint-Yves, est l'adhérence des deux bords palpébraux entre eux, par l'intermédiaire d'un pont membraneux placé derrière la rangée des cils. On sait que cette soudure est normale chez le fœtus et qu'elle se fait vers le troisième"mois, au moyen d'un stratum épithélial qui, d'après Ewetsky et Kônigstein1 concourt à