Merkel, Untersuch. Anal. Inslil. Rosloek
Sylvius. Cette assertion, contredite par Eckhard \ a été confirmée plus tard par Mathias Duval et Làborde5. D'après ces auteurs, il existe dans le bulbe un noyau dont les lésions expérimentales provoquent des troubles fonctionnels et organiques semblables à ceux qu'entraîne la section intra-crânienne de la portion sensitive du nerf.
Les troubles oculaires qui accompagnent la section du trijumeau doivent être distingués en primitifs et en consécutifs.
Parmi les premiers, nous signalerons la saillie du globe, ou exorbitisme, l'abolition du clignotement, un léger trouble superficiel de la cornée, le resserrement de la pupille et une injection vive de la conjonctive bulbaire. Dans nos expériences, nous avons remarqué, en outre, qu'au début le globe devenait dur comme dans le glaucome, état qui disparaissait plus tard.
Au bout de 50 à 48 heures, la cornée commence à s'opacifier et à se ramollir, puis elle bombe et se perfore, laissant écouler le pus déjà collecté dans la chambre antérieure.
A la dernière période, l'œil s'atrophie et ne représente plus qu'un moignon.
Pendant que ces phénomènes de destruction s'accomplissent, la conjonctive fortement congestionnée devint le siège d'un chémosis séreux ou séro-sanguin. Toujours est-il que des lésions aussi graves évoluent silencieusement, sans douleurs et sans poussées congestives du côte de la moitié correspondante de la tête, contrastant ainsi avec ce qui se passe après l'arrachement du grand sympathique au cou.
La pathogénie des troubles oculaires consécutifs à la section du trijumeau a été diversement interprétée.
Donders, Snellen3, Senfïleben* et v. Gudden5 envisagent la destruction suppurative de la cornée comme dérivant uniquement de la perte de sensibilité de cette membrane. Dans ces conditions, le besoin de cligner ne se faisant plus sentir, celle-ci reste exposée à l'air, se dessèche et s'enflamme. Snellen, à l'appui de sa manière de voir, sitôt le trijumeau sectionné chez le lapin, suture les paupières entre elles ou recouvre le globe avec l'oreille de l'animal. Grâce à cette protection artificielle, les phénomènes suppuratifs deviennent plu rares, il est vrai, mais ne manquent pas pour cela.
Tout en faisant la part légitime qui revient à l'influence de l'air, nous ferons remarquer avec Claude Bernard que la lagophtalmie par paralysie du facial devrait exposer bien autrement l'œil à sa perte. Ce