‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 115 sur 547 · V. Hippel, Arch. f. Oph., XXXV. 5, p · texte numérisé non relu

V. Hippel, Arch. f. Oph., XXXV. 5, p

PANAS. Î7

La kératite neuro-paralytique spontanée revêt deux formes : l'une aiguë propre à l'enfance; l'autre chronique à marche torpide qui s'attaque plus particulièrement aux adultes.

La rareté de cette affection tient à ce que la paralysie du trijumeau est le plus souvent partielle et qu'assez fréquemment il s'y joint du ptosis paralytique, d'où préservation de la cornée.

Exceptionnellement primitive, cette kératite se montre d'ordinaire dans le cours d'étals infectieux graves, tels que : le typhus, la méningite cérébro-spinale épidémique, la méningite tuberculeuse, la scarlatine, le choléra et le zona ophtalmique.

Comme exemple de zona, nous citerons le cas de Kroll1 où il y avait en même temps paralysie de l'iris et du moteur oculaire externe. Rarement, on rencontre l'affection liée au ramollissement cérébral et à la sclérose des centres.

Un fait curieux est celui rapporté par llaasc'. La kératite avait succédé au ramollissement de la partie antérieure du pont de Varole avec hémorrhagie dans le ganglion de Gasser, le tout dépendant d'un kyste situé au milieu de la protubérance.

Les traumatismes de la base du crâne peuvent encore la' provoquer. Baudry7' en cite un nouvel exemple consécutif à une fracture sous-condvliennc du maxillaire inférieur. Il en est ainsi de l'élongation, de la résection et de la cautérisation de l'une des branches du trijumeau, comme dans l'observation de Kretschmer* relative au nerf sous-orbitaire.

Des névralgies persistantes consécutives au refroidissement ou à la compression ont été également signalées. Le second fait de Baudry (/. c.) concerne une névralgie a frigore et celui de Genkin5 la compression. Le dernier malade était un aliéné de soixante-dix ans, vieux syphilitique et sujet depuis de longues années à une névralgie trifaciale bilatérale. À l'autopsie, on constata une tumeur gommeuse du sphénoïde comprimant la cinquième paire gauche. Il est à noter que l'anes- Ihésie de l'œil et de la face avait fait défaut. Une observation de Charcot a beaucoup d'analogie avec la précédente, bien que l'auteur l'ait interprétée comme une hyperesthésie du' trijumeau par trophonévrose.

La syphilis, à sa période avancée, a été souvent incriminée et à juste titre. Alexander6 en a observé quatre cas des plus concluants, auxquels

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