‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 116 sur 547 · Alexander, Syphilis und. Ange, 1888, p · texte numérisé non relu

Alexander, Syphilis und. Ange, 1888, p

KERATITE NEURO-PARALYTIQUE. 259

il faut ajouter ceux de Henry1, Konigslein*, Genkin, Anderson3, Jani\ Gunn et Sclrweinitz5. Dans tous, sauf celui de Genkin, l'œil et la face étaient insensibles, en môme temps qu'il y avait paralysie des nerfs moteurs du globe, du facial et de l'acoustique. Chez une malade de notre clinique il s'y ajoutait de l'anosmie, et chez une autre, dont nous avons précédemment parlé, le facial du mêmecûté avait été atteint.

L'anatomie pathologique ne comprend jusqu'ici qu'un petit nombre de faits.

La première autopsie revient à Serres. Cet auteur trouva le ganglion de Gasser altéré, gris jaunâtre et l'origine des trois branches gonflée et rouge: la racine motrice était normale.

Romberg, d'après Gaina", cite le cas d'un paraplégique où le ganglion de Gasser était lardacé et augmenté de volume.

Dans un examen fait par Alison7, la cinquième paire gauche était indurée en avant du ganglion tandis qu'en arrière, jusqu'au pont de Varole, elle se réduisait à un simple tractus fibreux. Nous avons déjà mentionné l'observation de. Genkin et celle de Haase, où le ganglion était également intéressé.

Seul Sclrweinitz a eu l'occasion de disséquer les nerfs ciliaires de l'œil devenu panophtalme à la suite d'une kératite de cet ordre. Il dit les avoir trouvés normaux, ce qui porte à penser qu'ici encore la lésion était centrale.

De tout ce qui précède on est autorisé à conclure que la kératite neuro-paralytique reconnaît pour point de départ une altération du ganglion ou des noyaux protubérantiels de la cinquième paire. Par contre, toutes les fois que les complications oculaires font défaut, il est permis d'envisager la paralysie du trijumeau comme d'ordre périphérique.

Au point de vue clinique, l'affection se caractérise par son indolence absolue, le peu de réaction qu'elle provoque et l'absence de sécrétion muco-purulente de la conjonctive. Le plus souvent, elle débute à la surface, mais il est des cas où elle commence par la chambre antérieure, pour aboutir à la cornée, qui ne tarde pas à s'infiltrer et à perdre son épithélium.

Dans le traitement, la principale indication est de préserver l'œil de toute contamination au moyen du bandage occlusif, qu'on peut humecter avec un liquide antiseptique, conformément au conseil donné par

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