Scuweinitz, Arch. f. Augenh., XXV, p
6. Gama, Traité des plaies de têle et de l'encéphalite, Paris, 1830, 173.
7. Alison, l'alh. and. pract. researches, 5° édit.., 1836, p. 434.
v. Ilippel. Dans le môme but, Snellen a proposé le port d'une coque à fente sténopéique.
Une fois la. cornée infiltrée de pus, on fera des lavages à l'acide borique, au sublimé à 1 pour quatre ou cinq mille, ou encore au biiodure au vingt-millième. On appliquera ensuite, d'une façon continue, des compresses imbibées des mêmes liquides, dont l'action est particulièrement utile contre l'hypopyon.
Les myotiques conviennent surtout s'il y a ulcère de la cornée, alors que l'atropine s'adresse plus spécialement aux adhérences iritiques.
Parmi les topiques antipurulents, l'iodoformc et le bleu d'éthyle tiennent encore la première place.
Un vaste hypopyon demande à être évacué par une large paracentèse périphérique, suivie d'un lavage de la chambre antérieure avec l'une des solutions précédemment indiquées.
Le processus suppuratif arrêté, il peut subsister une occlusion pupillaire justiciable de l'iridectomie. Nous avons dit plus haut que cette opération donne des résultats favorables, alors même que l'œil reste insensible.
Dans le but de favoriser la nutrition défaillante de la cornée, on a proposé les courants continus. Toutefois, il ne faudrait pas y compter beaucoup lorsque la lésion est nucléaire.
On se préoccupera, avant tout, de relever les forces du malade par le régime et les toniques. L'importance de cette indication découle nettement de la remarque de Claude Bernard, qu'après section de la cinquième paire dans le crâne, les complications oculaires sont d'autant plus à redouter que le sujet est souffrant ou épuisé.
De même, on recommandera au malade d'éviter tout refroidissement, les expérimentateurs étant d'accord sur l'action funeste du froid, lorsque, le système nerveux central vient d'être gravement lésé.
Bien que les ulcères de la cornée soient consécutifs à la plupart des kératites précédemment décrites, il existe des types qui, en raison de leur marche particulière et de leur gravité, méritentune étude spéciale. Tels sont : l'ulcère asthénique exempt de vascularilé; l'ulcère sthènique accompagné d'injection prononcée, enfin, celui connu sous le nom Ahilcère rongeant ou serpigineux.
A. — ULCÈRE ASTHENIQUE OU INVASCULAIRE DE LA CORNEE
Ce genre d'ulcère occupe de préférence le centre de la cornée.
Dans les premiers slades. il s'agit d'une perte de substance transparente et peu profonde, qui tranche à peine sur les parties voisines: voilà pourquoi elle passe souvent inaperçue sans le secours de l'éclairage oblique.
Lorsque plusieurs ulcères se groupent, il en résulte une surface taillée en facettes, rappelant la disposition de la cornée des insectes. On lui donne alors les noms d'ulcère en facéties ou par abrasion.
Le travail ulcéralif devenu profond, il s'ensuit une kératocèle pai hernie de la membrane dcDesceniet qui, cédant à son tour, détermine un staphylome irien petit, de couleur noire, appelé tète de mouche ou myocéphalon.
Généralement, il y a peu ou pas de vascularité. Seuls, les ulcères phériphéi'iques s'accompagnent d'injection et laissent après eux une opaeification indélébile.
Ce sont les adultes à partir de trente ans et au-dessus, surtout ceux ayant souffert de kératites phlycténulaires répétées et dont les cornées restent vasculaires, qui offrent le plus d'exemples de cette maladie.
Chez les vieillards et les sujets débilités, l'ulcère ordinairement périphérique s'attaque souvent aux deux yeux. En général petit, ayant les dimensions d'une tète d'épingle ou bien disposé en coup d'ongle, il tend à perforer la cornée et à se compliquer d'iritis. Aussi les douleurs ciliaires et une forte injection de l'œil font rarement défaut. Si nous ajoutons que l'affection récidive, on comprend la nécessité d'instituer de bonne heure un traitement actif.
Dans ce but. on pratiquera des paracentèses répétées et l'on instillera suivant les besoins de la pilocarpine, de l'ésérine et du bleu d'éthyle. L'iodoforme en pommade ou en poudre constitue également un excellent topique. L'atropine n'est indiquée que s'il y a tendance à la production de synéchies. Les applications de compresses chaudes au début, et plus tard l'emploi du bandage ouaté, sont des adjuvants actifs.
Dans l'ulcère marginal tôrpide rebelle au traitement ordinaire, Hcrmann Kuhnt1 propose d'abraser la surface, de la laver avec une solution de sublimé à g^et de la recouvrir avec un lambeau conjonctival pris sur la périphérie. Une condition indispensable est l'absence de toute complication du côté des voies lacrymales. Pour l'auteur, ce procédé serait également applicable toutes les fois qu'il tend à se produire une kératocèle ou un staphylome irien périphérique.