Pfluger, ibid., 1891, p
7>. Sœmiscii, Boiin.: 1870.
la collection demande souvent à être extraite au moyen de fines pinces à cuiller. La chambre antérieure évacuée, on y pousse une injection antiseptique. Nous donnons la préférence à celle de biiodure d'hydrargyre au vingt-millième. Grâce à ce lavage, on empêche ou pour le moins on restreint la reproduction du pus, auquel cas une nouvelle application de compresses chaudes le fait disparaître.
Avant l'évacuation du pus, nous touchons toute la surface de l'ulcère, y compris le bourrelet grisâtre qui l'encadre, avec le petit thermocautère olivaire chauffé au rouge sombre.
Plusieurs observations probantes contenues dans la thèse de notre élève Thoumas ' et dans le travail de Parisotti témoignent de l'excellence de cette méthode2.
Si une première cautérisation ne suffit pas pour enrayer l'ulcère, on n'hésitera pas à recourir à une seconde. A cette condition le fer rouge, recommandé par Martinache3, Gayet\ Passerat3, Martin de Bordeaux0, Conheini7, Sattler, Gruening8, Knapp9, Herbert Claiborne10 et autres, pourra assurer le succès.
Tout n'est pas fini après la cicatrisation de l'ulcère. Le tissu de réparation, doué de peu de résistance, se laisse souvent refouler et il se produit un staphylome. L'obstruction de la pupille par des synéchies abondantes est la règle, outre que le cristallin peut se cataracter. Par suite de l'occlusion de l'angle iridien, il y a lieu de craindre plus tard un glaucome consécutif.
On conçoit donc combien il importe de prévenir pareilles complications et avant tout les adhérences iritiques, par l'emploi persévérant des instillations d'atropine. Celles-ci ne sont contre-indiquées que dans les cas d'hypertonic, ce qui est exceptionnel".
En tant que traitement préventif de l'ulcère, on ne saurait trop insister sur la cure de la lagophtalmie, de l'ectropion, de l'entropion et des inflammations chroniques du nez et des voies lacrymales.