‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 126 sur 547 · CiutTVEr., Recueil d'opht., 1892. p. 579 à · texte numérisé non relu

CiutTVEr., Recueil d'opht., 1892. p. 579 à

2. Bowiiix et Dixox, Lectures, London, 1849. et Ann. d'ocul., t. XXX. 5. Ccignet. Bull. me'd. du Nord de la France, 1880.

Uocquard' a rencontré aussi bien des sels calcaires que de la graisse. Une altération plus constante est la prolifération active de l'épithélium, précédée de l'ulcération de la cornée avec destruction de la membrane de Bowman sous l'action irritante des poussières de l'air.

Romié2, dans trois examens, a trouvé les cellules remplies de granulations albuminoïdes combinées à des sels calcaires.

Ces divergences d'opinion tiennent à ce que l'altération, appelée improprement kératite chimique, varie suivant le plus ou moins d'ancienneté de la dystrophie. Nous verrons du reste que cette dégénérescence s'observe également sur des cornées non leucomateuses.

Des examens hislologiques qui nous sont propres, et de ceux de Kamocki3, Sœmisch4, Wedl et Bock 3, Krysinski0, on doit conclure à la grande fréquence de nombreux corps hyalins réfractaires à l'action de la plupart des réactifs colorants et identiques à ceux signalés par Fuchs dans la pinguecula et par Nuel dans la kératite filamenteuse. Ces corps occupent les couches superficielles du stroma cornéen et quelques-uns la couche profonde de l'épithélium, voire même l'intérieur de ce dernier.

Sur les préparations de Kamocki, comme sur les nôtres, les groupes des globes réfringents se présentaient sous la forme de gouttes figées. Le carmin aluné et l'hémaloxyline les colorent à peine; tandis que la safranine, la fuchsine et le violet de gentiane ont à la longue une certaine action. Le réactif de Weigert pour la fibrine ne produit aucun changement, preuve qu'ils ont une autre origine. Môme insensibilité avec le mélange d'iodure de potassium et d'acide sulfurique, ce qui empêche de les prendre pour des grains amyloïdes. Ils ne sont nullement colorés en noir par l'acide osmique, ce qui exclut l'idée d'éléments graisseux. Nulle part nous n'avons rencontré de microbes, pas plus que Kamocki, d'après lequel les boules seraient une altération bvaline du tissu cicatriciel. Une fois il a trouvé ces corps dans une kératite en bandelette étudiée histologiquement par Krysinski. Czermak', Sœmisch, Wedl et Bock les ont décrits comme des altérations colloïdes du tissu cicatriciel de la cornée.

Les vésicules claires, fréquemment rencontrées par Vossius8 dans l'épithélium uvéen de l'iris et celui des procès ciliaires chez les cataractes et les diabétiques, rentrent peut-être dans la même catégorie.

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