Vossius, Gnindiiss der Augenh., 1888, p
D'après ce que nous avons observé, ces sortes de verrucosités semblent naître aussi bien des couches profondes de I'épithélium cornéen que de celles superficielles du stroma. Il se pourrait dès lors qu'elles dérivent de cellules fixes ayant subi la transformation hyaline. Ainsi s'explique la présence si fréquente de ces corps dans la kératite filamenteuse et la pinguécula.
Étant donnée leur réfringence, on pourrait facilement les prendre pour des gouttelettes graisseuses, ce qui est arrivé, croyons-nous, à Cuignet et à d'autres. Par contre, il serait plus difficile de les confondre avec des cristaux calcaires, vu leur insolubilité dans les acides.
Le traitement des taies cornéennes est à la fois prophylactique et curai if.
Le premier consiste à mettre le malade à l'abri des rechutes de la kératite. Pour cela, on protégera l'œil au moyen de verres teintés, et l'on prescrira des lotions journalières avec des solutions antiseptiques, celle d'acide borique en particulier. Récemment Meyer', reprenant Tidéc de Kuhnt, a proposé de recouvrir la cicatrice, avec un lambeau conjonctival.
S'il subsiste des complications inflammatoires du côté des paupière;; et des voies lacrymales, on doit s'attacher à les guérir au plus tût.
Le traitement curatif réclame l'emploi de moyens irritants, aptes à favoriser la résorption des exsudats plastiques. C'est dire qu'on ne saurait y compter lors d'anciens leucomes cicatriciels.
Les règles à suivre ont été exposées à propos des taies consécutives à la kératite phlycténulaire. Disons seulement que d'autres collyres prétendus éclaircissants, tels que ceux de sulfate de soude, de zinc et d'iodurc de potassium, ne sont guère plus efficaces.
L'électricité à courants continus, préconisée par Usiglio2, a donné des résultats variables. Willebrand3, Turk et A. Quadri* la vantent beaucoup. Crusel, au contraire, dit avoir observé une perte complète de l'œil après une application, sans doute trop forte ou trop prolongée. Si l'on voulait se servir de ce procédé, il faudrait employer de très faibles courants pendant quatre à cinq minutes au plus, et éviter de placer sur l'œil l'électrode négative.
Lorsque la tache occupe, une notable épaisseur, Hamilton, Rosas, Giïltz et surtout Malgaigne5 ont proposé d'en pratiquer l'abrasion couche par couche, jusqu'à la rencontre du tissu resté transpa-