Quadri, Ami. d'ocul., t. XXVIII
5. Malgaigne, Annales iVoculistique, 1843-45, et London and Edinburnh monthly Journal of med. Sciences, 1854.
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rcnt. Malgaigne dit avoir été conduit à cette pratique, déjà recommandée par Galion, à la suite de nombreuses dissections qui lui prouvèrent le siège habituel des opacités dans les couches superficielles. Il avait remarqué de plus, en expérimentant sur des animaux, qu'on peut enlever la moitié de l'épaisseur de la cornée sans qu'il s'ensuive une cicatrice opaque.
Cette opération a trouvé peu d'imitateurs, parla raison qu'on ignore a priori la profondeur de la lésion, outre que l'opacité risque de se reproduire.
L'abrasion de la cornée, ou simplement le raclage, convient particulièrement dans le traitement de la kératite chimique. Bien des fois nous avons eu l'occasion de l'appliquer, avec des résultats d'autant plus heureux que les divers topiques avaient échoué.
L'iridectomie optique, pratiquée pour la première fois par Richter lors de taches leucomateuses centrales, rend journellement de réels services, à la condition de la faire large et périphérique. On obtient de la sorte une brèche suffisante et la résorption de toute la partie néphélioinateuse entourant le leucome. Maintes fois, nous avons eu la preuve de cette action, ce qui a conduit un de nos anciens élèves, A. Pochon1, à prendre pour sujet de thèse « l'iridectomie curative des taies de la cornée ».
Pareille chose se réalise après les paracentèses (Hasner2), la sclérolomie et même la strabotomie, ainsi que nous en avons cité un bel exemple5.
Là où l'iridectomie offre de réelles difficultés d'exécution, c'est lorsqu'il ne subsiste de la cornée qu'une simple bordure transparente. Toute section sur ce point aura pour effet de la rendre opaque. On y obvie en pénétrant dans la chambre antérieure par le côté opposé, et en saisissant l'iris à l'endroit que doit occuper la nouvelle pupille. Ce mode opératoire porte le nom d'irido-dialyse.
Tandis qu'Aetius conseillait de ne rien tenter contre les leucomes, principalement ceux compliqués de glaucome ou A'hypochyme, Galien proposait de dissimuler la cicatrice en cautérisant la surface avec un stylet incandescent, pour y appliquer une pâte composée de poudre de noix de gale ou d'écorce de grenadier mêlée à un sel de cuivre. C'est là l'origine du tatouage.
Cette pratique fut abandonnée puis reprise, avec cette différence que l'on fait pénétrer dans le tissu cicatriciel de l'encre de Chine au moyen d'aiguilles à coudre (Taylor), ou d'une large aiguille cannelée. On a invoqué en faveur de cette intervention le sentiment légi-
•1. A. I'ciciion, Thèse de Paris, 1872.