Wagemmasx. Graefes Arch., t. XXIV, f. I, p
2. Pem.ier, Manuel de Lefébure sur les ophthalmies, 1802. 5. NussuAuai. Dculsc/ic Klin., n° 54. 1855.
Décrite pour la première fois par de Gracie1, la kératite en bandelette occupe généralement un seul œil, bien que Sellerbeck'2, Obertuschen et Bissmeyer insistent sur son siège bilatéral.
On voit au niveau de la feule palpébrale une bande gris jaunâtre, dirigée transversalement, qui d'ordinaire débute par les deux extrémités du diamètre horizontal, plus rarement par le centre, comme Ta noté Bissmeyer. Il subsiste presque toujours vers la périphérie un petit liséré cornéen transparent.
Déjà de Graefe avait distingué deux variétés, l'une primitive, l'autre consécutive. La première, dont il s'est surtout occupé, serait prémonitoire du glaucome et dès lors justiciable de l'irideclomie. Elle évolue sur des yeux jusque là normaux, revêt une couleur gris jaunâtre et respecte l'épithélium.
La seconde succède à des lésions graves, telles qu'irido-cyclites, cataracte calcaire et glaucome invétéré. La surface de la nébulosité est irrégulière, granitée et comme desséchée, rappelant la kératite chimique. Sellerbeck lui donne le nom d'atypique, réservant celui de typique à la première variété.
Bissmeyer ayant disséqué un œil atrophié par irido-choroïdite, trouva au niveau de l'opacité l'épithélium et la membrane de Bovvmann intacts, le parenchyme quelque peu sclérosé, mais sans altération des cellules fixes. Le milieu de la bande, de couleur jaunâtre, contenait des particules calcaires.
Sellerbeck signale des dépôts analogues dans la forme typique, plus des vacuoles placées assez profondément. Dans la variété atypique, les amas calcaires étaient grenus et faciles à détacher. La lésion, particulièrement commune chez les individus âgés, occupe ordinairement un seul œil.
Dans le cas de Goldzhier3 relatif à un œil glaucomateux et ectatique, la bande offrait à sa surface des amas brunâtres de nature colloïde et une hyperplasie de l'épithéliuin, envoyant des prolongements papilloïdes hyalins dans le stroma. Au centre, il existait une masse de grains d'apparence graisseuse, mais qui n'étaient influencés ni par l'éther, ni par les acides concentrés.
Nettleship1, dans cinq examens, a trouvé sous l'épithélium la même couche granuleuse et des concrétions, qui pour la plupart rentrent dans les productions vitreuses précédemment indiquées à propos de la kératite chimique. Nous en donnons un spécimen à l'article Ptérygion.
I. Voy. Giuefe. Àrch. f. Opht., XV, 5, p. 138. '2. Sellehueck, Char. Annal., 18711.