‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 138 sur 547 · Pickford, Dublin Journal of Med. Sciences · texte numérisé non relu

Pickford, Dublin Journal of Med. Sciences

5. HffLKE, Ophlhalm. H. R.. t. II, p. 155. G. Ann. di otlalm., XVI, f. 2. et ô. 1887.

Brailey1, sur doux rondelles extirpées au sommet du cône, trouva dans la première une cavité entre les couches superficielles et profondes de l'épithélium antérieur; dans la seconde, des cellules épithéliales aplaties et allongées dans le sens horizontal, avec conservation de la membrane de Bowman. Quant au stroina, il était infiltré de noyaux et de cellules allongés.

Nous négligerons la dissection de Treitel, vu qu'il s'agissait d'un kératocône congénital, pouvant passer pour un vice évolutif.

Rarnpoldi (/. c.) énumère les lésions suivantes : Epithélium irrégulier et bosselé, seulement au sommet du cône; fibres du stroma ondulées et comme dissociées, avec infiltration de cellules rondes ou fusiformes; absence de la membrane de Descemet dont l'épithélium était proliféré, et destruction de celle de Bowman ; nombreux grains pigmentaires dans les espaces de Fontana et autour du cristallin, avec dégénérescence de l'épithélium sous-capsulaire et gouttes myéliniques dans la masse; enfin rétine atrophiée et devenue cystoïde. Il s'agissait d'un vieillard chez lequel l'affection remontait à l'adolescence.

Hiss'" parvint à produire le kératocône sur des animaux, en dilacéraht la membrane de Descemet à l'aide d'une aiguille recourbée introduite dans la chambre antérieure. En procédant de la sorte, nous sommes arrivé au même résultat; mais ce kératocône expérimental diffère essentiellement du spontané, en ce sens qu'au bout de peu de temps il disparaît sans laisser de traces.

L'étiologie est encore très obscure. Ce qu'il y a de certain, c'est que l'affection s'observe presque invariablement entre quinze et vingt-cinq ans. La question de savoir si le début remonte à l'enfance mérite d'être réservée, beaucoup de malades passant tout d'abord pour de simples myopes. La chose serait d'autant plus importante à connaître qu'il se pourrait que l'astigmatisme ne fût pas étranger à la production du kératocône. La remarque de v. Ammon. sur la coexistence de celui congénital, d'ailleurs fort rare, avec un crâne pointu (Spitzkopf) et l'influence incontestable de l'hérédité, semblent confirmer jusqu'à un certain point l'hypothèse d'une malformation préexistante. Nous ajouterons l'observation d'une famille où la grand'mère, trois filles et leurs enfants sont venus au monde avec des cataractes congénitales; le seul garçon qui y a échappé présentait vers l'âge de douze à quinze ans un double kératocône. La particularité que les deux cornées sont habituellement prises et que le mal sévit chez divers membres de la même famille, constitue un dernier argument en faveur d'un vice de développement héréditaire.

Tout récemment Twcedy est venu confirmer cette manière de voir

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