Galezowski, Bull, de la Soc. de Chir., XXI
3. Despagxet, Arch. d'Opht., 1891, p. 89. i. Fieuzal, Soc. fr. d'Opht., 1888.
5. Roosdrœck, Traité de Mackenzie, t. II, p. 241. 0. BowsiAx, In Wcls Diseuses of the Eyc, 3° édition.
7. Wecker et Masselos, Ann. d'ocul., t. LXV1II, p. 137 et Clinique de de Wecker, 1874, pages 23 et 25.
S. Gayet, Lyon médical, XXX, 1879 9. Abadie, Thèse de Guiot, 1887.
KERATOCONE OU STAPHYLOMË PELLUCIDE. 293
à la périphérie de la cornée, en évilant de pénétrer dans la chambre antérieure.
Convaincu du peu d'efficacité de ces opérations, avec Weber1 et Mohr-, nous avons adopté la compression prolongée combinée aux myotiques. On trouvera à ce sujet une observation très concluante dans les Archives d'Ophtalmologie de 1885 (t. Y, p. 548), où la guérison fut complète et définitive. Malheureusement, on n'obtient pas toujours des résultais aussi favorables; mais comme ce procédé est absolument inoffensif, il est bon de remployer tout d'abord, quitte à recourir à la cautérisation ignée ou à l'excision d'un lambeau suivie de suture.
Pour être efficace et bien tolérée, la compression doit remplir certaines conditions. Afin d'éviter toute pression excessive sur le sommet du cône, on comblera avee.de l'ouate très souple le sillon orbito-nasal, avant de recouvrir l'œil d'une ou de deux rondelles de la même substance. On se gardera ensuite de trop serrer la bande, que l'on doit choisir de préférence en gaze ou en flanelle ; celle de caoutchouc est généralement mal supportée, en raison de son élasticité trop grande. Chaque fois qu'une compression, même modérée, provoque de la douleur ou simplement de la gène, il faut la suspendre, sauf à la renouveler quelque temps après.
Les myotiques, pour donner de bons résultats, doivent être instillés au moins trois fois par jour. Comme l'ésérine a l'inconvénient d'irriter la conjonctive, nous lui préférons les collyres ou la pommade contenant 2 pour 100 de nitrate de pilocarpine. Si l'on voulait toutefois avoir recours à l'ésérine, on devrait se servir du salicylate, moins altérable et moins irritant que le sulfate.
Pour que ce traitement soit réellement utile, il faut le continuer de six à dix-huit mois.
Dans les cas d'ectasie très prononcée, rien n'empêchera de recourir en même temps à la cautérisation profonde du sommet du cône à l'aide de la pointe effilée du thermocautère. Notre expérience concorde avec le témoignage tout récent de Critchett et de Tweedy5. Tandis que le premier de ces auteurs se borne à une cautérisation en surface, le second au contraire pénètre toujours dans la chambre antérieure, estimant que c'est là une condition, sinon essentielle, du moins importante pour la réussite. Tous deux affirment n'avoir eu des succès aussi satisfaisants par aucun autre procédé.
Grâce aux myotiques, à la compression et à la cautérisation ignée, on obtiendra la guérison ou une amélioration notable. L'excision d'un
i. Webeii, Arch. f. Oplil., XXII, 1876, 4, p. 215.