Deutscii.manx, Arch. f. Opht., XXV, I
bk PHYSIOLOGIE DE L'OEIL.
courant nutritif qui, parti de cette membrane, se dirige en avant à travers le vitré. Ulrich1, à l'aide d'injections de ferro-cyanure de potassium, semble avoir prouvé l'existence de ce courant. Le liquide, après avoir franchi. la zonule de Zinn, serait dépourvu de toute fonction nutritive.
Une autre propriété, qui témoigne du pouvoir sécrétant de la rétine, est celle découverte par Boll et qui consiste dans la reproduction incessante du pourpre rétinien.
Enfin la pathologie oculaire nous enseigne que les inflammations de la face externe de la membrane nerveuse s'accompagnent souvent de cataractes symptomatiques, ce qui nous confirme dans les idées que nous défendons.
Pour l'œil, aussi bien que pour les autres organes de l'économie, le plasma nutritif provient nécessairement des vaisseaux sanguins. Chez l'homme, la rétine, riche en vaisseaux, peut être considérée comme la source de ce plasma. Mais comme chez les animaux cette vascularité est insuffisante ou nulle, que même dans l'espèce humaine toutes les couches placées en dehors du plexus cérébral sont invasculaires, force nous est d'admettre que la choroïde sous-jacente doit intervenir. Il en est de même des procès ciliaires et de l'iris par rapport à la rétine qui les tapisse. Cette dernière membrane, en tant qu'organe d'élaboration, agit comme les séreuses qui puisent leur activité fonctionnelle dans les tissus vasculaires sous-jacents.
Excrétion. — On tend à admettre aujourd'hui, pour l'excrétion des liquides intra-oculaires, deux voies : une en avant, qui ne serait autre que la périphérie de la chambre antérieure, ou angle iridien ; une autre en arrière, représentée par les gaines du nerf optique. Certains auteurs en ajoutent une troisième, formée par les enveloppes des veines vorticineuses qui communiquent avec l'espace sous-ténonien.
D'après Schwalbe"2, Waldeyer3, Leber\ Knies5, Ulrich6 et d'autres, la majeure partie de l'humeur aqueuse s'échappe de l'angle iridien pour de là passer dans les veines ciliaires antérieures. Des expériences nombreuses, consistant en injections colorées dans la chambre antérieure, ont prouvé en effet que le liquide, après avoir franchi le ligament pectine et le canal de Schlemm, se déverse dans les veines sclérales et ciliaires antérieures. Nous avons répété ces expériences sur le chien et avons pu nous convaincre de l'exactitude de ces faits.