‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 160 sur 547 · F. — IRITIS TORPIDE OU INSIDIEUSE · texte numérisé non relu

F. — IRITIS TORPIDE OU INSIDIEUSE

Sous la dénomination de quiet iritis flutchinsôn fils décrit une variété qui se caractérise par la production de -nombreuses synéchies sans douleurs ni signes réactionnels apparents. Lorsque le malade vient consulter, c'est uniquement pour le trouble visuel qu'il éprouve.

Dans les cinq observations rapportées par l'auteur anglais, une fois l'iritis était imputable à la syphilis, une t'ois à l'alcoolisme, une fois à la blessure de l'œil congénère et une autre fois à une iritis aiguë du côté opposé. Le cinquième cas concerne une double iritis insidieuse survenue sans cause connue. Contrairement à Arlt, Four'nier et Trousseau, Hutchinson n'admet pas que la syphilis soit seule l'origine de cette affection. Pour lui, la goutte et la sympathie d'un œil à l'autre doivent entrer en ligne de compte. Sur 57 cas relevés dans diverses publications et principalement dans celles de son père (Ophtalmol. Transact., VI), il a trouvé que 11 étaient d'ordre sympathique, 8 se rapportaient à la goutte, 4 à la syphilis héréditaire, 4 au rhumatisme chronique et 10 à des causes indéterminées.

De notre côté, nous avons observé une jeune Américaine du Nord, bien constituée, chez laquelle les deux pupilles étaient obstruées par des synéchies, survenues sourdement sans la moindre réaction. Rien dans les antécédents n'a permis de soupçonner la syphilis, la goutte, le rhumatisme, la scrofule ou un traumatisme.

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