‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 167 sur 547 · Clarke, Arch. f. Augenh., XXII, p · texte numérisé non relu

Clarke, Arch. f. Augenh., XXII, p

On les trouve fixés dans le tissu propre ou libres dans l'humeur aqueuse. Franke1 jusqu'en 1884 en a relevé soixante-neuf pour l'iris et cinquante-six pour la chambre antérieure. Encore est-il qu'il a fait abstraction de ceux enclavés dans la cornée, et qu'il n'a pas tenu compte des parasites et des kystes. Les parcelles de cuivre et de fer ont été le plus souvent rencontrées; puis, les fragments de pierre, de porcelaine, de verre, de bois, les grains de poudre ou de plomb, et les cils.

D'une façon générale, le pronostic est grave. SiBlcssig2a pu compter trente cas, à quoi il faut ajouter deux autres communiqués par ScggeF' et Reike\ où le corps étranger a été toléré entre un et quarante ans, il n'en reste pas moins établi que tùt ou tard des accidents sont à craindre. A cet égard, le volume importe moins que la composition chimique et la septicité du corps. Les expériences faites par Leber3 prouvent, d'accord avec les résultats cliniques, que les paillettes de cuivre et celles de fer, alors même qu'elles seraient aseptiques, peuvent en s'oxydant provoquer une inflammation grave. Enfin, plus le siège est profond et voisin des procès ciliaircs et plus la réaction est vive.

Le diagnostic n'est pas toujours facile. Pour y parvenir, on tiendra compte des commémoratifs et des taches cicatricielles ou néphéliomaleuses de la cornée. Berlin et d'autres insistent sur la couleur jaune ou Touillée de toute saillie proéminente. Mais c'est là un caractère bon seulement pour les cas de paillettes de fer, outre qu'il prête à bien des erreurs. C'est ainsi que Hirschberg6 a vu l'iris parsemé de granulations jaunâtres exclusivement formées de tissu embryoplastique, alors que le corps étranger, représenté par un fragment de cuivre, était plaqué contre la crislalloïde antérieure. Inversement, comme dans l'observation de Piéchaucl7, une perforation peut en imposer pour un corps étranger noir.

Le traitement des traumatismes de l'iris varie, suivant qu'il y a ou non des complications inflammatoires et qu'il s'y ajoute une blessure du cristallin ou un corps étranger.

L'hypohéina n'a pas en lui-même beaucoup d'importance et se résorbe spontanément. Son grand inconvénient est de nous cacher le corps étranger.

En prévision des synéchies, il est prudent de persévérer sur l'usage

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