‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 179 sur 547 · J. — MEMBRANE PUPILLAIRE PERSISTANTE · texte numérisé non relu

J. — MEMBRANE PUPILLAIRE PERSISTANTE

Sous cette dénomination, Haller, Zinn, Rudolphi, avaient décrit le septum qui recouvre la face antérieure de l'iris et la pupille chez le fœtus.

D'après Wrisberg, Cloquet et Held, cette cloison apparaît au quatrième mois de la vie intra-utérine et disparait vers le septième. Les recherches embryologiques modernes ont prouvé que la membrane pupillaire fait partie du sac vasculaire du cristallin alimenté par l'artère hyaloïdienne. Dès lors, si la séparation ne s'opère pas ou est incomplète, il subsiste des adhérences irido-capsulaires. Bock5 a bien fait ressortir que si l'une ou l'autre extrémité de ces brides se détache, il en résulte soit des franges iriennes flottantes, soit des dépôts gris floconneux et parfois pigmentaires, fixés sur la cristalloïde.

Un point important bien établi par Henle1 est l'insertion de la membrane fœtale ou de ses restes, en dehors de la zone sphinctérienne, ce qui permet à la pupille de se mouvoir librement sous l'influence de la lumière, des mydriatiques et des myotiques. Grâce à ces caractères, il est facile de distinguer cette anomalie des synéehies inflammatoires qui, partant du bord pupillaire, vont s'insérer sur le cristallin et empêchent le jeu de l'orifice.

La membrane pupillaire possède une circulation qui, d'après Ilenle, lui vient de l'iris par des arcades anastomotiques, d'autant plus serrées qu'on se rapproche du centre. La partie postérieure du système cristallinien reçoit au contraire ses vaisseaux de l'artère de Cloquet. De

Page 1