‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 180 sur 547 · Henle, Dissert. Bonn · texte numérisé non relu

Henle, Dissert. Bonn

là résulte que la membrane pupillaire peut dévier de son type normal, indépendamment de l'appareil vasculaire du cristallin et inversement.

Les brides pupille-membraneuses se rencontrent le. plus souvent sur un seul œil. Leur forme, leur étendue el leur épaisseur varient, non seulement chez les différents individus, mais aussi d'un côté à l'autre. Tantôt il s'agit de filaments grisâtres à peine visibles, tantôt d'un treillis qui recouvre une partie ou la totalité de la pupille. Le point de jonclion de ces tractus se fait soit en deçà, soit au delà du champ pupillaire. Dans le premier cas, on aperçoit des arcades ou des dentelures, exemple la 6° observation relatée par Collins1.

Très exceptionnellement, comme dans le fait de Mayerhausen2, on trouve une membrane continue sous forme de tablier recouvrant une grande partie de la pupille. Plus rare encore est le cas de Waldhauser 3, où l'anomalie se traduisait par un treillis situé vers le tiers interne.

Une disposition singulière que nous avons observée chez une femme de 50 ans. examinée antérieurement par Dufour de Lausanne, consistait en une sorte d'iris double du côté droit.

A l'inspection, on apercevait au centre un plan profond constitué par la portion pupillaire de l'iris et présentant une mobilité complète. Tout autour existait un second plan, délimité par un bord nettement frangé et dépourvu de contractilité. Nous pensons que dans ce cas toute la périphérie de la membrane pupillaire s'est fusionnée avec le voile irien qui, dès lors, a évolué d'une façon anormale. Il serait curieux de savoir comment se comportait le feuillet uvéen. Toujours est-il que l'orifice papillaire était pourvu de son liséré pigmentaire et que cette malformation n'entraînait aucun trouble fonctionnel.

Une adhérence de la membrane pupillaire à la cornée n'a guère

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