‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 181 sur 547 · Collins, Opht. II. /(., XII, p · texte numérisé non relu

Collins, Opht. II. /(., XII, p

2. Maybmiauseh, Klin. MIL, 1880, p. 17. 5. Waldiiauseii, Klin. MOL, 1880, p. 201.

été signalée que par Bcck', Samclson2, Mackroki3 et Zierm4. Nous pensons qu'il s'agit là de faits pathologiques, aussi est-ce avec raison que Samelson et Zierm invoquent une perforation de la cornée fœtale.

Nous ignorons les causes qui interviennent dans la production des membranes pupillaircs persistantes. Ce qui est certain, c'est que les observations tendent à se multiplier, et aux 50 cas connus jusqu'en 1881 se sont ajoutés plus de 100 autres.

Les troubles fonctionnels varient avec l'étendue des brides et leur lieu d'implantation au centre ou à la périphérie du cristallin. D'après Franke, l'astigmatisme qu'on rencontre serait dû 52,5 fois pour 100 à un développement anormal de la cornée.

Les examens histologiques faits par Ponfik5, van Duyse6, Wedl et Bock7, concordent. Sur un fragment d'iris et de membrane pupillaire que Colin avait réséqué, Ponfick trouva les tractus constitués par du tissu conjonetif dense, légèrement ondulé, et pourvu de capillaires provenant des vaisseaux iriens. Les surfaces antérieure et postérieure présentaient de rares cellules endothéliales, et ça et là du pigment. Van Duyse, chez une petite tille d'un an, morte de gastro-entérite, rencontra les mêmes dispositions anatomiques. Wedl et Bock, ayant étudié cette anomalie sur des cadavres, virent que les cordages étaient formés par des vaisseaux offrant une lumière étroite et des parois conjonctives épaisses. Au niveau de l'insertion cristallinienne, il existait de larges cellules pigmentaircs à noyaux clairs et munies de prolongements.

Traitement. — On ne saurait songer à intervenir que si la pupille est complètement obstruée. C'est dans ces cas que v. Graefe8, Colin9, llasner10, V. Duyse", Bol, Wiclierkiewicz12, ont conseillé l'iridectomie. Les résultats de ce dernier auteur sont particulièrement instructifs. Chez son premier malade, après une paracentèse périphérique en haut, il saisit avec le crochet à iris la partie inférieure de la membrane, qu'il entraîna au dehors, sans que la cristalloïde fût en rien endommagée. L'amélioration de la vue fut très sensible. Examinée au

Page 1