C. — GOMMES DE L'IRIS
On n'est pas d'accord sur ce que l'on doit entendre par (jouîmes de Viris. Sous cette dénomination, les uns comprennent toute saillie granulomaleuse spécifique, survenue à n'importe quelle période de l'infection générale, alors que d'autres et avec raison décrivent les seules tumeurs apparaissant en même temps que les gommes de la langue, du périoste et des os, à une phase tardive de la syphilis. Ce n'est pas à dire que les gommes iriennes ne puissent s'observer plus tôt, surtout chez les sujets dyscrasiés, alcooliques ou qui ont contracté la syphilis à un âge avancé. Pour Widder3 et d'autres, le siège de prédilection serait la zone sphinctérienne, tandis qu'Alexander* donne comme point de départ habituel la base de l'iris, d'où elles se propagent dans le corps ciliaire, bien que cette dernière région puisse en être l'origine.
Elles se montrent an début sous la forme d'une saillie rouge brune qui devient jaunâtre par suite du travail régressif. Généralement, elles s'accompagnent d'une réaction modérée, ce qui n'empêche pas la formation de synéchies irido-pupillaircs précoces. Leur volume varie dans les différents stades et peut acquérir celui d'un haricot, rarement plus. En même temps, la surface de lisse devient bosselée par la coalescence de nodules juxtaposés. Contrairement aux tubercules, l'iritis gommeuse provoque exceptionnellement de l'hypopyon. Quant à une exsudation gélatineuse, signalée par II. Schmidt5, elle est loin d'être caractéristique.