Michel, Lehrb. d. Augenh., 1884, p
5. Widder, Arch. f. Opht., XXVII, 2. p. 122, 1881. i. Alexander, Syphilis und Auge. 1888. p. 64. 5. Schmidt, Klin. Mbl.. 1875, p. 315.
La structure ne diffère pas de celle des syphilomes en général. Au début, il s'agit d'une accumulation de cellules rondes, de noyaux libres et de plasma grenu, le tout délimité par des cellules fusiformes stratifiées. Les vaisseaux peu nombreux se sclérosent rapidement et subissent l'altération hyaline. De là résulte la nécrobiose des éléments, qui se transforment en une masse gélatineuse, puis graisseuse et caséeuse. Le terme final est l'élimination du tissu nécrosé ou bien sa résorption lente, ce qui entraîne l'atrophie et la rétraction cicatricielle de l'iris. Widder soutient toutefois que le foyer peut se résorber, sans laisser de traces apparentes.
Le traitement est celui des accidents syphilitiques tardifs ; c'est dire qu'au mercure administré en frictions ou en injections hypodermiques, il faut ajouter l'iodurc de potassium à doses élevées. Dans bien des cas, nous avons été émerveillé de la rapidité avec laquelle s'opérait la résorption, après 4 ou 5 injections sous-cutanées huileuses de biiodurc de mercure.
Une recommandation importante est de continuer les instillations d'atropine jusqu'à la rupture des moindres adhérences. Ce n'est qu'à ce prix qu'on évitera l'occlusion de la pupille.