D. — TUBERCULES DE L'IRIS
La connaissance de la tuberculose primitive de l'iris est de date relativement récente. Les premières observations sont dues à Gradenigo1 et à Péris2. Rester3 eut le mérite de classer l'affection parmi les tuberculoses locales. Haab4, aux examens histologiques de Steudner, en ajouta quatre autres démontrant que beaucoup de prétendus granulomes iriens étaient des tubercules. En analysant les faits publiés à son époque, il reconnut deux formes d'iritis tuberculeuse, la première ne comprenant qu'un petit nombre de cas et se terminant en général par la guérison spontanée; la seconde, beaucoup plus commune, entraînant la phtisie de l'œil. Pour lui, le tubercule irien se distinguerait des gommes par sa couleur gris jaunâtre, son siège de prédilection à la moitié inférieure de l'iris et par la présence dans l'organisme d'autres manifestations, du côté des ganglions et des poumons. Au point de vue clinique, on a peu ajouté depuis à cette description.
En ce qui concerne la tuberculose atténuée, son existence a été confirmée cliniquement et par des expériences sur les animaux.