‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 201 sur 547 · William Cheseldes, Philosophical Transact · texte numérisé non relu

William Cheseldes, Philosophical Transact

3. Heoeiuiann. Abhandlung der Varnehmesten chirur. Opcr., Copenh., 1756, II, p. 493.

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cornée. Plus tard Guérin et Janin1, s'étant aperçus que l'aiguille faleif'orme de Chesclden coupait mal et exposait l'iris à être arraché, lui substituèrent des ciseaux courbes, dont l'une des branches était pointue et l'autre mousse. Tandis que le premier conseillait une incision cruciale, le second pratiquait une incision en demi-lune.

Maunoir2 adopta des ciseaux à branches fines inégales et légèrement coudées sur les bords. La plus courte, terminée en pointe, lui servait à traverser l'iris et à glisser derrière, pendant que l'autre, mousse à son extrémité, avançait entre cette membrane et la cornée. Dans les cas compliqués d'atrophie de l'iris ou d'adhérences nombreuses et solides, il faisait deux incisions obliques en V à base périphérique. Le lambeau abandonné à lui-même, se rétractant plus tard, procurait nie brèche suffisamment large.

Ultérieurement, Bowman3 se servit de ciseaux terminés par une sorte de pique à paracentèse, ce qui lui permettait de pénétrer dans la chambre antérieure, sans ouvrir préalablement la cornée.

En 1872, au Congrès de Londres, revenant sur les avantages d'une pupille optique étroite dans les cas d'opacification centrale du cristallin et de la cornée, cet auteur proposa de substituer aux ciseaux un couteau mousse. Une fois la chambre antérieure ponctionnée, il glissait l'instrument à plat derrière l'iris, qu'il coupait d'arrière en avant pour ne pas blesser la lentille.

De Wecker*, en adoptant pour les ciseaux le principe de la pince à

Ciseaux de Wecker.

iiidectomie de Liebreich, a finalement contribué à la vulgarisation de l'iridotomic, principalement lors d'occlusion pupillairc par cataracte consécutive.

Les indications de l'iridotomic sont aujourd'hui bien établies.

D'accord avec de Wecker, nous pensons que c'est principalement lorsqu'il y a occlusion de la pupille par de larges synéchies, après extraction du cristallin, que cette opération fournit les meilleurs résultats. Elle nous parait contre-indiquée toutes les fois que la lentille

1. Jams, Mémoires et observations sur l'œil, Lyon, 1772, p. 01.

2. M.vbxoir, Mém. sur l'organ. de l'iris et l'opération de la pupille artificielle, 1812 5. Bowman, Med. Times and Gazelle. 1852, p. 55.

4. De Weckek, Ami. d'Ocul., t. LXX, et Monographie sur l'iridotomic, Paris, 1873.

est en place et qu'elle possède en grande partie sa transparence. Dans ces conditions, la crainte de provoquer nue cataracte traumatique nous engage à préférer la sphincter ectomie, dont nous faisons un usage courant dans les cataractes polaires antérieures et celles stratifiées de l'enfance.

L'iridotomie exécutée avec les pinces-ciseaux est une opération facile. On y procède de la façon suivante:

Une fois le blépharostat en place et le globe fixé avec les pincess à griffes, on enfonce la pique triangulaire tenue de la main droite, comme une plume à écrire, à I on 2 millimètres en dehors de la circonférence de la cornée. On

s'arrête sitôt qu'on a ob- Fig. 96. — Blépharostat.

tenu une ouverture suffisante pour le passage des pinces-ciseaux. L'incision de l'iris se fait de deux façons différentes.

Lorsque cette membrane est épaisse et adhère fortement à la capsule

Fig. 97. — Pince fixatrice.

cristallinienne, on retire quelque peu la pique pour laisser écouler une certaine quantité d'humeur aqueuse. L'iris se projette alors contre la pointe de l'instrument qui le traverse cL y pratique du coup une boutonnière de 1 à 2 millimètres d'étendue. Ce temps terminé, on retire la pique et l'on introduit les pinces-ciseaux fermées dans la chambre antérieure; puis on les ouvre, en ayant soin d'engager l'une des branches dans la boutonnière de l'iris, pendant que l'autre se trouve placée au-devant de ce diaphragme. Par le simple rapprochement des branches, on obtient une section nette de 4 à 5 millimètres, et l'opération est terminée.

Lorsque l'iris est mince et peu résistant, on supprime la ponction préalable à la pique. Une fois la chambre antérieure ouverte, on y fait pénétrer les pinces-ciseaux qui perforent le voile irien et le sectionnent en même temps. A cet effet, l'une des branches de l'instrument devra être pointue pour que la ponction se fasse sans tiraillements.

Bien conduite, l'opération ne s'accompagne d'aucune perte sensible de vitré, sauf dans les cas où il serait complètement liquéfié. Les

suites sont des plus simples. Il suffit de maintenir, pendant vingtquatre heures, l'œil sous un bandage modérément serré, pour que la chambre antérieure se l'établisse, sans qu'il s'ensuive aucune réaction sensible de l'œil.

La direction à donner à la boutonnière pupillaire n'est pas indifférente. En supposant que l'occlusion succède à une opération de cataracte suivie d'inflammation, le précepte donné par Green1 de diriger le grand axe de la nouvelle pupille perpendiculairement à l'ancien lambeau de la cornée, est avantageux, en ce sens que la boutonnière tend à s'élargir plus tard, par suite de la rétraction incessante des adhérences. Lorsqu'au contraire on n'a pas à tenir compte d'une pareille disposition, comme lors d'occlusion de la pupille par iritis spontanée, on donnera à la section de l'iris une direction verticale. En effet, la nouvelle pupille ainsi obtenue n'étant pas contractile, les paupières jouent alors le rôle dévolu au sphincter irien.

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