‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 202 sur 547 · B. — IRIDECTOMIE · texte numérisé non relu

B. — IRIDECTOMIE

L'iridectomie, ou excision partielle de l'iris-, fut conçue par Reichenbach\ qui pour l'exécuter proposa un emporte-pièce spécial. Janin ne la pratiqua que fortuitement chez un malade déjà opéré d'iridotomie. Saisissant un lambeau d'iris accidentellement hernie, il l'abrasa avec les ciseaux et remarqua que la pupille artificielle avait moins de tendance à s'obstruer. C'est toutefois Wenzel3 qui a vulgarisé cette opération. En vue de remédier à l'occlusion de la pupille, il taillait au couteau un lambeau cornéen périphérique, en même temps qu'il embrochait l'iris dans l'étendue d'une ligne. En introduisant dans la chambre antérieure les ciseaux coudés de Daviel, il détachait le petit lambeau irien.

Vingt ans plus tard, Béer4, élargissant le cercle des applications du procédé de Wenzel, régla définitivement la vraie méthode opératoire de l'iridectomie. Voici la description qu'il en donne :

A l'aide d'un couteau à cataracte, on taille un lambeau cornéen d'au moins une ligne de longueur. L'incision doit être faite aussi près que possible de la sclérotique. Lorsque l'iris n'est pas adhérent, il suffit de le saisir avec un crochet et de l'exciser au moyen des ciseaux de Daviel. Mais quand il adhère par sa face antérieure ou son bord pupillaire, il faut introduire dans la chambre antérieure de petites pinces à dents, pour l'attirer au dehors. Si de fortes synéchies

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