‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 210 sur 547 · HmscimERG, Itcilr. z. pralc. Augenh., 2, H · texte numérisé non relu

HmscimERG, Itcilr. z. pralc. Augenh., 2, H

•12 Eversbuch, Mittheil. ans. d. Univers. Klin. z. Mûnchen, 1882, p 505. 15. Andrews, Arch. /'. Augenh., XII, p. 85.

CYCL1TE OU IRIDO-CIIOROÏDITE. 367

signale pour la première fois la rupture de la cristalloïde et la pénétration du tissu morbide dans le sac capsulaire. Il s'agissait d'un homme de i(î ans, porteur d'ulcérations syphilitiques cutanées depuis sept ans, et dont l'œil droit se perdit dans l'espace de deux mois.

Cyclite suppurative. -- Cette variété est presque toujours d'ordre traumatique. Elle succède à des blessures intéressant particulièrement la région ciliaire et compliquées de corps étrangers oxydables ou septiques.

La simple contusion du globe, la rupture de la sclérotique, les blessures ou les subluxations du cristallin peuvent en être également la cause. Nous ne ferons que rappeler l'abaissement de la cataracte, qui, à l'époque où cette opération était courante, entraînait la destruction de l'œil par cyclite plastique ou purulente. Le cristallin récliné et en contact immédiat avec la zone ciliaire agissait à la longue comme corps étranger. Dans notre Atlas d'Anatomie pathologique, nous avons consigné un cas de ce genre.

Outre les signes communs aux cyclites, celle suppurative s'annonce par la production d'un hypopyon, qui se montre et disparaît à plusieurs reprises, avec ou sans propagation dans le vitré.

Toutes les fois que l'examen ophtalmoscopique est praticable, on aperçoit à la partie correspondant à la blessure un reflet jaunâtre ou verdàtre qui s'avance plus ou moins dans le vitré. Il s'agit d'amas de pus et d'exsudats fibrineux, dont l'extension du côté de la pupille constitue ce que l'on appelait autrefois la cataracte purulente.

L'affection est toujours grave. Alors même que la suppuration reste cantonnée aux procès ciliaires, il n'y a pas moins à craindre le décollement de la rétine, par rétraction du vitré, et. ce qui est pis, l'ophtalmie sympathique.

Dans le traitement, on a peu à compter sur les antiphlogisliques. Le mieux est d'user largement d'une antisepsie rigoureuse, des compresses froides évaporantes, et de cautériser profondément les lèvres de la plaie sclérale au thermocautère, quitte à recourir à l'énucléation lorsque l'oeil entier tombe en purulence. Grâce à ces moyens combinés, on peut espérer la guérison et prévenir l'ophtalmie sympathique.

Si le point de départ de la cyclite réside dans la présence d'un corps étranger, dans la blessure ou la luxation du cristallin, on procède au plus tôt à l'extraction, qui contribue à faire cesser les accidents.

368 MALADIES DU TRAGTUS UVÉAL. — IRIS ET CHOROÏDE.

Par ophtalmie sympathique on entend l'inflammation d'un œil jusque-là sain, sous l'influence de son congénère, le plus habituellement traumatisé. C'est pour ne pas avoir tenu rigoureusement compte de cette filiation que bien des cas de phlegmasies spontanées du second œil, évoluant sous l'influence d'une cause organique commune, scrofule, rhumatisme, goutte, syphilis, ont été prises pour l'ophtalmie sympathique.

Avant d'aborder la question de la pathogénie, il nous faut exposer les formes que revêt l'affection et les conditions dans lesquelles elle apparaît.

Souvent, l'action nuisible d'un œil sur l'autre se borne à de purs phénomènes sympathiques. Ceux-ci se traduisent par une légère injection conjonctivale et épiselérale, une photophobie plus ou moins marquée avec ou sans larmoiement, de la photopsie et, d'autres fois, par de la fatigue pour tout travail prolongé. Ces trou- Ides surviennent périodiquement et peuvent subsister longtemps sans aboutir à l'ophtalmie sympathique. On doit donc se garder de les envisager comme le premier stade de l'affection induite qui peut évoluer sans prodromes, ainsi que cela ressort des observations de Hirschberg1, Steinheinr, Critchett5, Cross4, Schmidt-Rimpler5 et Lùders6.

Ordinairement l'ophtalmie sympathique revêt les allures de l'iridocyclite plastique ou séreuse; l'adjonction del'hyperhémiede la papille ou d'une papillo-rétinite est loin d'être la règle.

On ne saurait en citer que seize à dix-huit observations : celles de Hirschberg7, Pflùger\ Vigneaux9, Harlan10, Landesberg", Webster12,

Page 1