‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 218 sur 547 · JliiLiER, Arch. f. Opht., IV, 1, p · texte numérisé non relu

JliiLiER, Arch. f. Opht., IV, 1, p

6. Deutschmaxx, Veber die Ophlalmia migraloria, Leipzig, 18S9.

Ces expériences ont été répétées par d'autres avec des résultats contradictoires, tant au point de vue du rôle des microbes que de leur mode de transport. Qu'il nous suffise de citer Nordenson1, Ayres, Alt2, Randolph, Pflùger3, Haab, Sattler*, Schirmer5, Uhthoffet Greef6. Dans des examens d'yeux énucléés ils n'ont rencontré aucune bactérie; résultat qui concorde avec celui de Ohlemann chez l'homme. Quant au microbe spécial de Sattler ressemblant au staphylococcus albus, et qui aurait la propriété de provoquer une inflammation toujours plastique, à l'instar de celui de la diphtérie, son existence n'est pas suffisamment prouvée.

Greef, avec le concours de l'assistant de Koch, répétant les expériences de Deutschmann, injecta dans l'œil du lapin de l'aspergillus glaucus, des staphylocoques et autres microbes pyogènes. Toujours il constata, à n'importe quel moment, leur absence dans les gaines des nerfs optiques. Pour lui, l'ophtalmie sympathique apparaît exclusivement chez les sujets en proie à une infection générale, par altération microbienne du sang.

L'idée qu'une infection de l'organisme intervient nous paraît d'autant plus probable que nous avons vu la panophtalmie spontanée survenir sous l'influence du froid sur un œil entièrement sain. L'examen bactériologique décela dans la cavité oculaire une grande quantité de staphylocoques qui, cultivés sur de la gélose, reproduisirent le même type clinique.

Les partisans de la théorie migratoire deviennent de plus en plus rares, si l'on en juge par les témoignages de Schmidt-Rimpler, Pflùger, Kuhnt, Laqueur et Nieden, qui, dans la Société de Heidelberg, en 1891, ont déclaré l'abandonner, ainsi que la névrectomie optico-ciliaire, dont ils ont été peu satisfaits.

Sans doute la théorie ancienne, fondée sur le rôle des nerfs ciliaires est elle-même passible d'objections.

On a fait valoir l'atrophie des filets ciliaires rendus inaptes à réagir sur l'œil congénère, et le fait rare de l'œil sympathisant resté indolore Mais nous savons qu'une partie y échappe, principalement en avant, où se fait l'anastomose avec les nerfs ciliaires antérieurs d'après Boucheron7. Cette disposition existait d'ailleurs dans l'œil sympathisant disséqué par Schmidt-Rimpler (/. c, p. 205).

Dans la majorité des cas, l'œil sympathisant s'injecte et devient

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